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PanDoktor
Discours d'investiture
de Petro Porochenko (juin 2014)
By PanDoktor Posted in Traduction on 8 juin 2014 19 min read
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Prononcé à la Rada Suprême le 7 juin 2014, ce discours à la fois patriotique et européen prône l'Ukraine "une et indivisible", ainsi que le dialogue et un plan de paix pour le Donbass. 

Mes chers compatriotes, de Lviv à Donetsk, et de Tchernihiw à Sébastopol ! Nous autres Ukrainiens, foyer ardent au sein des peuples d’Europe, sommes d’actifscontributeurs de son œuvre civilisatrice. Ainsi parlait Ivan Franko 1. Que notre cœur et nos pieds restent en Ukraine, mais que nos têtes soient en Europe – telle était la volonté de Michel Drahomanov. 2

Discours d'investiture

Pour l’Europe et la Paix

Le retour de l’Ukraine à son état naturel, européen, fut le rêve de nombreuses générations. La dictature de ces dernières années en Ukraine voulut nous priver de cette perspective ; et le peuple s’est soulevé. La Révolution de la dignité a vaincu, mais elle ne s’est pas contentée de changer le pouvoir. Le pays lui-même a changé. Les citoyens se sont métamorphosés. Le temps des changements positifs et irréversibles est arrivé. Mais pour les mettre en œuvre, nous avons tout d’abord besoin de paix, de sécurité et d’unité.

Pour entraver les fabuleuses opportunités de mise à jour européenne qu’offrait à l’Ukraine le renversement de la tyrannie, une véritable guerre programmée d’avance s’est mise à sévir dans la région ukrainienne du Donbass.

Jusqu’à présent, nous étions nombreux à penser que l’Indépendance nous avait été octroyée. Rien n’est moins faux ! Pour notre indépendance, notre souveraineté, des générations entières de patriotes ukrainiens se sont battues. Pour elle sont tombés les héros de la Compagnie céleste 3. Pour elle tombent encore des soldats ukrainiens et de simples civils.

Je demande une minute de silence pour celles et ceux qui ont donné leur vie pour la Liberté et l’Indépendance de l’Ukraine.

[minute de silence]

Je suis devenu Président afin de conserver et renforcer l’unité de l’Ukraine ; afin de préserver une paix durable et garantir au pays une sécurité à toute épreuve. Oui, je le sais : la paix est bien ce que demande en priorité le peuple ukrainien.

Le chef de l’État dispose d’un large éventail de moyens divers lui permettant de maintenir l’intégrité territoriale et la paix civile. Il ne manquera ni de pouvoir ni de détermination.

Je ne veux pas la guerre. Je ne suis pas enclin à la vindicte. Et ce, malgré l’évidence des grands sacrifices consentis par le peuple ukrainien. Je désire la paix et ferai ce qu’il faut pour recouvrer l’unité de l’Ukraine. Voilà pourquoi j’entreprends cette tâche par une proposition de paix.

Discours solennel d’investiture à la Rada suprême (parlement ukrainien)

Plan de paix en direction
des agresseurs
et dialogue pacifique

Je demande à ceux qui ont pris les armes en toute illégalité de les déposer sans plus attendre. En échange, je me porterai garant des mesures suivantes :

Premièrement, exemption de poursuites pénales pour ceux qui n’ont pas versé le sang de soldats ukrainiens, ni de civils innocents, ainsi qu’à ceux qui n’ont pas financé le terrorisme.

Deuxièmement, établissement d’un corridor protégé pour l’évacuation des mercenaires russes désirant retourner chez eux.

Troisièmement, instauration d’un dialogue pacifique. Il va de soi que ce ne sera ni avec les « Strelkov », « Abver », « Bes » ni autres ordures. 4 Le dialogue ne sera possible qu’avec d’honnêtes citoyens ukrainiens.

Qu’on me permette d’adresser dès aujourd’hui quelques mots à nos concitoyens des régions de Donetsk et de Louhansk.

Attention particulière aux Ukrainiens de l’est
et mise en cause du clan Yanoukovitch

[en russe ]

Très chers frères, très chères sœurs, concitoyens ! Beaucoup d’entre vous ont d’ores et déjà compris en quoi consistaient réellement les « simagrées » du pouvoir terroriste. Sans même parler des pillages et des violences faites sur des civils innocents, ce dernier est sur le point de plonger l’économie déjà fragile de la région dans une catastrophe totale. Mais on ne vous abandonnera pas à votre malheur, quelles que soient les circonstances.

Le suffrage universel a définitivement cassé le mythe d’un pouvoir kiévien prétendument illégitime. Ce mythe a été créé et entretenu par la propagande russe et le clan Yanoukovitch, ce même clan qui a trahi le Donbass juste après l’avoir dévalisé, bien plus encore qu’il n’a pu dévaliser le reste du pays. Sur l’oblast’ de Donetsk il a régné sans partage durant 17 ans. Et maintenant le voilà qui finance les terroristes. La situation économique, politique et sociale dans laquelle est tombée la région — désoccupation, grande pauvreté et fuite de la population incluses — repose entièrement sur sa responsabilité. Ainsi en va-t-il de la disparition de simples civils, et des larmes maternelles.

Qu’apporterai-je avec moi lors de ma très prochaine visite ? – J’apporterai la paix. Un projet de décentralisation politique. L’assurance du libre usage de la langue russe dans votre région. La ferme intention de ne pas diviser les Ukrainiens entre bons et mauvais citoyens. Une sérieuse prise en compte du particularisme régional. Le droit pour les collectivités locales d’honorer les héros de leur choix et de vivre selon leurs propres traditions religieuses. La création d’emplois dans l’est de l’Ukraine, en partenariat avec l’Europe, comme cela avait déjà été prévu avant les élections. Des projets d’investissement, un projet de reconstruction économique pour le Donbass.

Aujourd’hui, nous avons besoin d’interlocuteurs légitimes. Nous n’allons pas parler avec les crapules. Or, les députés locaux actuellement en poste ne représentant qu’eux-mêmes, nous sommes prêts à donner notre accord pour la tenue d’élections anticipées dans le Donbass.

[fin de l’allocution en russe]

Tel est le plan de paix pour le Donbass et l’ensemble du pays.

L’Ukraine, une et indivisible

L’intégrité territoriale de l’Ukraine n’est pas négociable. Je viens de prêter le serment par lequel je m’engage « à défendre, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine » et j’entends rester fidèle à ce vœu sacré.

Le nombre de personnes que j’ai eu l’honneur de rencontrer durant la campagne électorale dépasse le million. L’Ukraine est plurielle, mais elle a une grande force d’âme et son âme l’unifie !

Cet élan pacifique et unificateur prévaut dans toutes les régions. Je suis profondément touché par le sentiment de patriotisme que j’ai pu sentir en allant à la rencontre des habitants du sud et de l’est du pays, depuis l’oblast’ d’Odessa jusqu’à celle de Kharkiw.

La paix n’est pas encore revenue, mais on peut dès à présent affirmer que dans ces grandes épreuves la famille ukrainienne s’est soudée. Elles nous ont renforcés en tant que nation politique, assurée de son choix européen. Notre peuple n’a jamais été aussi fort qu’aujourd’hui.

Reconstruction de la Défense nationale et nouveau traité de sécurité

Mais la liberté n’est jamais acquise. Il faut sans cesse nous battre pour la conserver. La paix, que nous espérons retrouver le plus rapidement possible, ne sera durable que si nous assurons notre sécurité par les moyens qui conviennent. Aussi nous faudra-t-il accepter l’idée que nous ne connaîtrons jamais de paix constante tant que nos armées ne seront pas maintenues en état de combattre à tout moment.

Veillons à ce que notre poudre ne soit jamais trempée. Effort militaire et industriel pour le réarmement de l’armée : voilà notre priorité. Du reste, les commandes d’État faites à nos industries militaires donneront un coup de pouce à la réindustrialisation de l’économie. Qui craint de nourrir ses propres soldats nourrit ceux d’en face. Alors qu’au contraire, notre armée devrait devenir la véritable élite de la Nation. Le mot « général » devrait être associé non pas à « corruption », mais à « héroïsme ».

Tout ce qui assure une paix constante et la sécurité de l’Ukraine, nous pouvons l’obtenir en ne comptant que sur nos propres forces. Nos meilleurs alliés et garanties de paix, ce sont l’armée, la flotte, la Garde nationale et des services spéciaux compétents !

Personne ne va venir nous défendre tant que nous n’aurons pas appris à le faire nous-mêmes. J’entends employer mon expérience diplomatique à la signature d’un traité international qui serait à même de remplacer le Mémorandum de Budapest. Un tel traité devrait apporter de réelles et larges garanties de paix et de sécurité – jusqu’à un soutien armé, au cas où notre intégrité territoriale serait menacée. Que tout agresseur aux frontières de l’Ukraine n’oublie jamais le précepte des évangiles : Qui a vécu par l’épée périra par l’épée.

La Crimée est ukrainienne

Les citoyens d’Ukraine ne pourront jamais jouir ni de la paix ni de la sécurité, tant que nos relations avec la Russie ne seront pas normalisées. La Russie a occupé la Crimée, qui était, est et sera ukrainienne. Hier, lors de notre entrevue en Normandie, c’est en ces termes que je l’ai présentée au président Poutine : la Crimée est ukrainienne. Point final.

Il ne saurait y avoir de compromis sur la question de la Crimée, ni sur le choix européen, ni sur la forme de l’État. Mais tout le reste peut être réglé autour de la table des négociations. Toutes les tentatives d’asservir les Ukrainiens, de l’intérieur comme de l’extérieur, seront combattues avec la plus grande fermeté. Nous entendons rester libres.

Décentralisation et langue russe

Or, vivre autrement, c’est vivre librement, selon des normes politiques garantissant les droits et les libertés, à la fois de l’Homme et de la Nation. Je tiens à souligner mon attachement à l’idée de république parlementaire présidentielle. Le pouvoir n’est en rien usurpé ! La démocratie de modèle européen est pour moi le meilleur système de gouvernement jamais inventé par l’humanité.

L’expérience européenne nous indique qu’une grande part des attributions devrait dès à présent être transférée aux instances régionales. La réforme portant sur la décentralisation sera dès cette année entamée par des amendements à la Constitution. Les Conseils régionaux nouvellement élus jouiront de nouvelles compétences.

Mais l’Ukraine était, est et sera un État unitaire. Le délire fédéraliste ne repose sur aucun fondement en Ukraine. Une partie importante des attentes de la société en ce qui concerne le renouvellement du pouvoir sera comblée par la tenue de législatives anticipée.

Passez-moi ma franchise, mais la composition de cette respectable assemblée ne correspond pas aux tendances actuelles de la société. Car elle a changé en 2012. Et vivre autrement cela veut dire ne pas négliger la volonté du peuple. Vivre librement, cela veut dire user librement de sa langue naturelle. Je m’appuierai, pour cela, sur l’article X de la Constitution désignant la langue ukrainienne comme unique langue d’État, tout en garantissant le libre développement du russe ainsi que d’autres langues.

Emploi et libéralisme économique

Les mots « travail », « paix », « paie », « retraite » ou « bourse » sonnent à peu près ou tout à fait pareil, en russe comme en ukrainien. L’emploi, c’est ce qui permet aux gens de vivre à l’abri du besoin. Ma plus grande satisfaction professionnelle jusqu’ici, c’est d’avoir créé des emplois. Que peut-il y avoir de plus satisfaisant pour une personne, si ce n’est d’avoir un emploi et de recevoir le digne salaire qui va avec?

Les postes de travail doivent être créés par l’entreprise. Et le rôle du chef de l’État, c’est de s’assurer que rien ni personne ne puisse entraver le travail.

L’État appréciera l’apport du créateur d’emploi, du contribuable, à l’économie et à la collectivité. Un emploi et un salaire décent sont les premiers garants de la paix intérieure et de la sécurité nationale. Et bien que la gestion de l’économie appartienne aux compétences du marché ou du gouvernement, le Président en tant que garant de la Constitution a le devoir d’assurer les conditions permettant d’innover en matière d’économie et de justice sociale.

La redistribution équitable de la richesse nationale n’est rien moins que l’urgence de notre temps. Mais avant de pouvoir la partager, il faut d’abord la créer. L’Ukraine possède tous les atouts pour s’assurer d’un niveau de vie européen. Nous savons et nous voulons travailler, créer et innover. Nous apprenons même à ne plus jalouser la réussite du voisin ou du collègue.

Mais nous sommes encore à la traîne. Pourquoi ? Parce que, contrairement à nous, les pays de la communauté européenne ont su construire une économie basée sur la libre concurrence. Les nouvelles idées, l’initiative, le travail sans relâche, le progrès continu. Il en sera de même en Ukraine.

Corruption

Mais pour cela il faudra extirper la corruption. Un pacte républicain anti-corruption devra être scellé entre l’État et le peuple. Le principe en est simple : au fonctionnaire de ne rien prendre, et à l’administré de ne rien donner.

Nous ne pourrons changer le pays que si nous changeons nous-mêmes ; que si nous modifions notre façon de voir notre propre existence tout comme celle de l’État. Chacun de nous détient une part de responsabilité quant à la crise que traverse l’État.

D’aucuns pensaient que de ne pas s’acquitter des impôts allait de soi. D’aucuns menaient grand train aux frais du contribuable. D’aucuns vociféraient et tenaient meeting contre rétribution. D’aucuns jouissaient indûment d’avantages et de distinctions. Mais tous ruinaient collectivement les fondements du pacte social, du Droit et du bon fonctionnement de la société. Le choix européen de l’Ukraine est au cœur même de notre idéal national. C’est le choix qu’ont fait nos ancêtres et les prophètes de la Nation.

Accord d’association, abrogation des visas

Et que devons-nous faire concrètement, afin de vivre libres, à l’abri du besoin, en paix et en sécurité ? Tout cela est inscrit dans le volet politique et dans le volet économique de libre échange prévus par l’Accord d’association entre l’Ukraine et l’Union européenne.

Nous avons, ensemble et par l’effort de chacun, contribué à ce document. À présent, il me tarde de lui donner vie, et pour se faire, nous devons signer au plus vite le volet économique de l’accord. Je tiens déjà la plume, et dès que l’UE entérinera la décision, la signature du Président figurera sans attendre au bas du fatidique document. Nous n’avons pas le droit de surseoir à la signature du volet économique de cet accord.

Il en est de même de l’exigence d’un visa pour les ressortissants ukrainiens désirant se rendre dans l’UE, exigence qui devrait être abrogée très prochainement. Nous avons déjà franchi la première étape et nous nous apprêtons à franchir la deuxième, dans les plus brefs délais, pour qu’à l’horizon 2015 les Ukrainiens puissent avoir la possibilité de voyager sans visa.

Intégration européenne

L’Accord d’association n’est pour nous que le premier pas vers l’appartenance pleine et entière de l’Ukraine à l’UE. Personne ne devrait avoir le droit d’opposer un droit de veto sur le choix européen de l’Ukraine. Reconnaître cela, c’est choisir la voie de la paix et de la concorde en Ukraine.

Mais une telle politique avait déjà fait faillite dans les années 30 du siècle dernier. Pour atteindre notre ambitieuse entreprise, il ne faut pas seulement la paix et l’unité du pays, mais une plus grande cohésion des forces patriotiques, pro-ukrainiennes et pro-européennes.

Gardons toujours à l’esprit les âpres années de lutte pour l’indépendance, de 1917 et de 1918. En ce temps-là, nos hommes politiques ne parvinrent pas à unir leurs forces et faire front commun contre l’agression. Vynnytchenko contre Hrouchevsky, Petlioura contre Skoropadsky, et Makhno 5 contre tous : ces interminables querelles et conflits divisant nos grands hommes menèrent l’État à sa perte.

Unité

On peut tirer les conclusions qui s’imposent à partir des archives des siècles précédents, mais aussi à partir d’événements plus récents. Nous ne devons plus refaire les éternelles erreurs, mais faire en sorte de coordonner le travail du Président, de la Rada suprême et du gouvernement. Le temps est venu pour nous de bâtir un pays grand et neuf. Moderne, de haute technologie et compétitif.

Prenons exemple sur ces pays apparus sur la carte politique il y a à peine quelques dizaines d’années, et qui ont misé sur le développement du savoir et des nouvelles technologies. Car ce qu’il y a de plus précieux, ce n’est ni l’argent, ni les usines, ni les entreprises, mais le « capital humain » que possède l’Ukraine.

Nous surmonterons sans aucun doute possible toutes les difficultés. Nous retrouverons l’intégrité du territoire et assurerons la paix et la concorde. Plus personne ne pourra nous remettre dans les fers du crime, de la bureaucratie, des suppôts du colonialisme. Le monde entier nous soutient. Ces trois derniers jours 6, j’ai pu en avoir la confirmation. Autour de l’idée d’indépendance, de liberté, de dignité, d’État de droit et d’intégration européenne, le pays entier, ainsi que les Ukrainiens du monde entier se rassemblent.

Le peuple s’est exprimé avec force. Au cours des événements révolutionnaires ; de la résistance contre l’agression ; des élections. À présent, c’est à nous, au pouvoir.

Je tends la main en signe de paix à celles et ceux qui m’ont donné leur voix, ainsi qu’à celles et ceux qui ne me l’ont pas donnée. À tous ceux qui faciliteront l’instauration de la paix, de l’ordre et de la concorde en Ukraine. À celles et ceux qui ont foi en l’avenir européen de l’Ukraine.

Nous sommes un peuple arraché à sa grande Patrie, l’Europe – mais nous revenons en son sein. À jamais, et sans retour possible.

Que la paix soit avec nous ! Le Seigneur nous bénisse ! Gloire à l’Ukraine !

  1. Un des plus grands écrivains ukrainiens. Intellectuel très au fait des questions européennes, et comme tel attentif au dialogue entre les différentes nations. En témoigne son article de 1896 (« Nous sommes aussi en Europe » — І ми в Європі) dans lequel I. Franko encourage les Hongrois à se développer, mais sans violence, notamment contre les Ukrainiens.
  2. Penseur ukrainien, originale et créatif, très influent en Europe orientale à la fin du XIXe s. Ces deux citations reviennent souvent dans le discours ukrainien sur l’Europe.
  3. Nom symbolique donné à l’ensemble des manifestants ayant donné leur vie sur les barricades. Le Maïdane était organisé militairement, en compagnies appelées « sotnia » ou centuries. Plus de détails ici.
  4. Le président a en tête le pseudonyme d’officiers du GRU, comme Igor Strelkov, à la tête des milices terroruSSes du Donbass.
  5. Makhno était libertaire, Skoropasky était monarchiste, Petlioura était démocrate, et Vynnytchenko, on a jamais su. Lui non plus.
  6. Les cérémonies du Débarquement, auxquelles l’Ukraine a pour la première fois été conviée, ont été l’occasion pour le nouveau président ukrainien et son pays de recevoir une reconnaissance appuyée de la part du monde occidental. Reconnaissance qui s’est prolongée dans la foulée, avec le déplacement à Kiev du vice-président américain, des présidents polonais, lituanien, suisse, allemand, et géorgien, ainsi que du 1er ministre canadien, du président du conseil de l’Europe, du vice-président de l’ONU, des présidents de l’OSCE, et même du ministre des Affaires Etrangères français Laurent Fabius.

Discours Europe Porochenko


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