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Désinformateurs français   
  
By PanDoktor Posted in Synthèses on 1 mai 2014 51 min read
Le bleu marine, c'est le nouveau rouge Previous L'Après-Maïdan vu de l'intérieur  Next
Domaine particulièrement propice à la corruption, l'amitié franco-russe touche depuis maintenant plusieurs années un nombre croissant d'élus de la République, tout particulièrement depuis l'agression hybride lancée contre l'Ukraine et l'Europe en 2014.  

Phénomène relativement peu observé et analysé, cette page répertorie dans le détail les différents acteurs et figurants français de cette affaire. Tous ou presque font partie de la stratégie du Kremlin visant à diviser notre continent et couper l’Ukraine de ses soutiens européens. Font l’objet d’une attention spéciale les élus et autres politiques s’étant rendus dans le Donbass ou la Crimée occupés, suivant par cet acte illicite la voie de la collaboration franco-russe. Ces derniers sont signalés en gras. La mention « ª » indique que des poursuites sont en cours : à ce jour, dix députés français ont été mis en examen par la Justice ukrainienne. Les listes ci-dessous regroupent l’ensemble des désinformateurs français en fonction:

  1. de leurs déplacements à Moscou et dans les territoires occupés,
  2. de leurs votes hostiles à l’Ukraine,
  3. de leurs engagement direct au sein des organisations terroristes DNR et LNR dans le cas des « volontaires » armés,
  4. de leur statut de personae non gratae en Ukraine,
  5. de leurs déclarations favorables a la vente des navires Mistral a la Russie 
  6. ou encore de leur mise en examen par la justice ukrainienne.

Sommaire

DEPLACEMENTS A MOSCOU
ET DANS LES TERRITOIRES OCCUPES

Parlementaires français
s’étant rendus en Crimée occupée
MARS 2014
Désinformateurs français   
MM. Chauprade et Schaffhauser en compagnie de Marine Le Pen (Parlement de Strasbourg, nov. 2014)

Le 16 mars 2014 a eu lieu le « référendum » de Crimée auquel ont pris part deux « observateurs » français, tous deux du Front national et « intermédiaires » lors des « prêts » russe à ce dernier. Alors que Moscou justifiait l’occupation de la Crimée pour la protéger des « fascistes », ce sont précisément des « observateurs » d’extrême droite qui furent invités. Ce pseudo-référendum, non-reconnu par l’ONU ni aucune instance internationale, est à ce jour l’argument principal de Moscou pour justifier l’annexion de la péninsule ukrainienne.

  • Jean-Luc SCHAFFHAUSER ª (FN)
  • Aymeric CHAUPRADE (alors tête de liste FN aux Européennes en IdF, mais pas encore élu)

Signalons aussi le cas de Luc MICHEL (militant belge d’extrême-droite, président du PCN, Parti communautaire national européen) ainsi que des « observateurs occidentaux » invités par une mystérieuse ONG appelée EODE, en réalité un groupuscule rouge-brun. Parmi eux, Erkki Johan BÄCKMAN, universitaire finlandais qui ne reconnaît ni la Lettonie ni l’Estonie et qui s’est fait licencier de l’université d’Helsinki pour révisionnisme, ou encore le néonazi catalan Enrique RAVELLO. Le cas des députés européens n’est pas plus reluisant. De l’Autriche à la Lettonie, les €urocollabos ayant soutenu officiellement la Russie en se rendant en Crimée et/ou dans l’est de l’Ukraine occupées sont encore plus nombreux. Plus de détails sur cette page. 1

JUILLET 2015
Désinformateurs français   
Députés français en Crimée occupée, juillet 2015

La plus grande délégation de politiciens et de parlementaires occidentaux depuis l’annexion de la Crimée. Le député de la Douma Léonide SLOUTSKI le déclarait lui-même, bien sûr en évitant le terme « annexion » qu’il appelait pudiquement « printemps russe ». Déjà impliqué dans la manipulation de députés occidentaux en visite en Russie, notamment en Tchétchénie, il savait ce qu’il pouvait attendre de cette délégation…

  • Thierry MARIANI ª (UMP, député des Français de l’étranger, vice-président de l’UMP)
  • Yves POZZO DI BORGO ª (UDI, sénateur de Paris, vice-président de la Comm. des Affaires étrangères et de la Défense)
  • Nicolas DHUICQ ª (UMP, Aube)
  • Claude GOASGUEN ª (UMP, Paris)
  • Jérôme LAMBERT ª (PS, Charente)
  • Jacques MYARD ª (UMP, Yvelines, membre de la comm. des Affaires étrangères)
  • Marie-Christine DALLOZ (UMP, Jura)
  • Yannick MOREAU ª (UMP, Vendée)
  • Sauveur GANDOLFI-SCHEIT ª (UMP, Haute-Corse)
  • Patrice VERCHERE ª (UMP, Rhône)

En janvier 2017, Thierry MARIANI allait également se rendre en Syrie avec ses collègues Nicolas DHUICQJean LASSALLE et des membres de l’organisation SOS Chrétiens d’Orient. Le parti des Républicains s’était alors officiellement désolidarisé de ce voyage.

JUILLET 2016
Désinformateurs français   
Les députés français à Sévastopil (Sébastopol), juillet 2016

Onze parlementaires français se sont rendus une nouvelle fois en Crimée occupée le 29 juillet 2016 – dix députés et un sénateur – dont six avaient déjà fait partie du voyage en 2015. Sur les onze, un seul n’était pas membre des Républicains : le député de Charente Jérôme LAMBERT, ex-socialiste passé chez les radicaux.

  • Nicolas DHUICQ ª (LR)
  • Jacques MYARD ª (LR)
  • Sauveur GANDOLFI-SCHEIT ª (LR)
  • Jérôme LAMBERT ª (Radicaux)
  • Patrice VERCHÈRE ª (LR)
  • Thierry MARIANI ª (LR)

Les cinq nouveaux venus sont :

  • Jean-Claude BOUCHET (LR)
  • René DANESI (sénateur) (LR)
  • Jean-Luc REITZER (LR)
  • Michel TERROT (LR)
  • Michel VOISIN (LR)

SEPTEMBRE 2017

Seulement deux parlementaires français (ou plus exactement ex-parlementaires, fraîchement battus lors des législatives de juin 2017) se sont rendus en Crimée occupée en tant qu’ « observateurs » lors des « élections » du gouverneur de Sévastopil s’étant illégalement tenues le 10 septembre 2017 :

  • Thierry MARIANI ª (LR)
  • Nicolas DHUICQ ª (LR)

Ironie du sort, le député émigré Kolesnitchenko (auteur sous Yanoukovicth d’une loi sur la langue russe comme langue d’Etat) n’a pas reçu l’autorisation de se présenter à ces « élections ».

MARS 2018

Quatre élus ou anciens élus français, soi-disant « observateurs internationaux », ont assisté au scrutin du 18 mars 2018 Crimée occupée, lors de l’élection présidentielle russe.

  • Jérôme Lambert  (PS Charentes)
  • Jacques Myard, ex-député des Yvelines (LR)
  • Eric Doligé, ex-sénateur du Loiret (LR)
  • Hubert Fayard, élu municipal (FN)

L’Ukraine a prononcé des sanctions contre ces individus.

AVRIL 2018

Un parlementaire français s’est rendu au prétendu « Forum économique international de Yalta » qui s’est tenu du 19 au 21 avril 2018.

  • Nicolas BAY (FN)

Membre du groupe ENL au Parlement de Strasbourg, l’ancien mégrétiste Nicolas Bay marche dans le sillage de Marcus Pretzell (député allemand de l’AFD, maintenant du Parti Bleu) lequel a reconnu en 2017 avoir été invité en Crimée tous frais payés par un mystérieux « fonds russe »… La présence d’un élu FN au forum de Yalta déclarant : Je suis venu en Crimée pour apporter un message d’amitié au peuple russe et défendre la levée des sanctions qui nuisent tant aux Russes qu’aux citoyens des nations européennes, donne une image assez claire de la maturité et de l’indépendance géopolitique du parti qu’il représente.

MAI 2018

Le maire Divers Droites de Marignane, Eric le Dissès, s’est rendu en Crimée occupée le 14 mai 2018 en vue d’un « jumelage » avec la ville d’Evpatoria, dans la région de Simféropil. Le quai d’Orsay a partagé un communiqué pour se désolidariser de l’action du maire de Marignane. Auparavant, le 9 novembre 2017, ce dernier avait discuté du « projet » de jumelage à la Chambre basse du parlement russe, en se déclarant favorable à l’annexion.

  •  Éric Le DISSES (DVD)

Le message du Ministère des Affaires étrangères est clair : l’accord signé par la municipalité de Marignane ne reflète pas la position du gouvernement français.

AVRIL 2019

Un conseiller régional, proche de Mélenchon, s’est rendu au Ve prétendu « Forum économique international de Yalta » (18 au 20 avril 2019). Conseiller régional de Rhône-Alpes, Andréa Kotarac est entretemps passé au RN juste avant les Européennes de mai 2019.

  • Andréa KOTORAC (alors LFI, mélanchoniste, aujourd’hui RN)

Signalons également la participation de Marion Le Pen – Maréchal officiellement « retirée » de la vie politique…


« Investisseurs » et « conseillers » français
s’étant rendus en Crimée occupée
AVRIL 2016

Le IIe pseudo Forum économique de Yalta s’est tenu du 14 au 16 avril 2017. Il s’agit plus certainement d’un comité de contournement des « sanctions » que d’un forum à proprement parler. Rappelons à cette occasion que plusieurs entreprises françaises passent par des intermédiaires pour vendre du matériel agricole et industriel en Crimée. En russe : Ялтинский международный экономический форум (ЯМЭФ).

  • Jean-Pierre THOMAS, homme d’affaires, consultant et ancien homme politique, « monsieur Russie » de Sarkozy, conseiller de Poutine pour les investissements français en Russie, ancien trésorier du Parti républicain, fondateur de Thomas Vendome investissements.

Habitué du forum économique de Saint-Pétersbourg, J-P. Thomas a quitté l’association de Thierry Mariani, Dialogue Franco-Russe, dont il était membre du bureau, et fréquente désormais le forum franco-russe des sociétés civiles, le « Dialogue de Trianon« , instauré par Emmanuel Macron et Vladimir Poutine en mai 2017.

Fin 2018, Jean-Pierre Thomas a été coopté par des administrateurs de la société russe Rusal (premier producteur d’aluminium du monde) à la suite des sanctions américaines imposées à l’encontre de plusieurs sociétés russes. Pour espérer obtenir du Congrès la levée de ces sanctions d’ici la fin janvier, le propriétaire du groupe, l’oligarque Oleg Deripaska, proche de Poutine, a dû réduire sa participation et s’engager à nommer un « indépendant » comme président du conseil d’administration. C’est ainsi que Thomas vient remplacer l’Allemand Matthias Warnig, un ancien membre de la Stasi lorsque Poutine était lui-même en poste pour le KGB en Allemagne de l’Est. La fonction, prestigieuse mais non opérationnelle, est rémunérée la bagatelle de 460 000 dollars par an. (Source : Challenges)

AVRIL 2017

Le IIIe pseudo Forum économique de Yalta s’est tenu du 22 au 24 avril 2017.

  • Pierre-Emmanuel DUPONT, avocat français au sein d’un cabinet de droit international
  • Jean-Pierre THOMAS, homme d’affaires
  • Dominique Fache, homme d’affaires actif en Russie dans le domaine énergétique
NOVEMBRE 2017

Le premier pseudo Forum des Amis de la Crimée s’est tenu du 6 au 8 novembre 2017 à Yalta. Il était censé attiré 90 personnalités mondiales. Il n’a été qu’un flop n’attirant que les désinformateurs habituels, dont ceux issus de la collaboration franco-russe.

  • Jean-Pierre THOMAS, homme d’affaires
  • Thierry MARIANI ª, ex-député LR

MARS 2019

Une dizaine d’élus ou d’anciens élus en visite en Crimée pour les 5 ans de l’annexion. Huit hommes politiques français identifiés pour l’instant (17 mars 2019). Selon Mariani, candidat aux Européennes, deux autres « personnalités » seraient du voyage « à titre privé ». Thierry Mariani refuse de donner leur identité, mais euphémise : «Je peux vous dire qu’ils ont eu un intérêt pour la politique». Selon lui, aucun n’est membre RN et l’un des deux est un ancien parlementaire. Selon l’article de Left Bank (journal ukrainien), deux journalistes des médias d’extrême-droite Éléments et TV Libertés sont du voyage, ce que confirme Mariani.

Désinformateurs français   
Les habituels collabos, mais cette fois sans mandats de député, à l’exception d’un seul
  • Thierry MARIANI ª, ex-député LR (rallié RN), coprésident de l’association Dialogue Franco-Russe
  • Nicolas DHUICQ ª, ex-député LR de l’Aube, membre du bureau de ladite association
  • Michel VOISIN, ex-député LR de l’Ain, membre du bureau de ladite association
  • Yves POZZO DI BORGO ª, ex-député UDI, sénateur de Paris, vice-président de la Comm. des Affaires étrangères et de la Défense
  • Sauveur GANDOLFI-SCHEIT ª, ex-député UMP de Haute-Corse
  • Jean-Claude BOUCHET, député LR du Vaucluse
  • Georges FENECH, ex-député LR du Rhône
  • Michel TERROT , ex-députés LR du Rhône
Personnalités françaises s’étant rendues
dans le Donbass occupé
NOVEMBRE 2014

En novembre 2014, des « élections » régionales ont eu lieu dans le Donbass occupé. Non-reconnues internationalement, pas même par Moscou, un seul Français y fut officiellement invité parmi 54 autres « observateurs ». En réalité ils étaient plusieurs et la plupart du FN, bien que cette étiquette ait été mise de côté. 2

  • Jean-Luc SCHAFFHAUSER (député FN)
  • Nicolas LESAGE (dir. de cabinet de Marine Le Pen)
  • Christophe BOUCHER (prestataire vidéo du FN)
  • Fabrice BEAUR (PCN et EODE)

MAI 2015

Les mêmes qu’en novembre 2014, et cette fois pour un « forum » sur l’avenir de la région.

  • Jean-Luc SCHAFFHAUSER ª (FN)
  • Emmanuel LEROY (ancien conseiller de Marine Lepen)

NOVEMBRE 2018

Pour les pseudo-élections en « LNR » et « DNR » du 11 novembre 2018, trois ex-députés LR flanqués d’un autre cadre du parti (le chef de la section de Moscou, Alexis Tarrade) étaient invités à « superviser » les scrutins législatifs et présidentiels jugés illégaux tant par Kiev que par la communauté internationale.

  • Thierry MARIANI ª, ex-député LR
  • Nicolas DHUICQ ª , ex-député LR
  • Michel VOISIN, ex-député LR

Janvier 2019 : Thierry Mariani a fini, en même temps qu’il se séparait de son épouse russe, de rompre avec Les Républicains (LR) pour figurer en 3e position sur la liste que présentera le Rassemblement national (RN) aux prochaines européennes.

Parlementaires français
s’étant rendus a 
Moscou
OCTOBRE 2015

A l’invitation de la Douma, plusieurs personnalités françaises de droite et d’extrême-droite se sont rendues à un grand raout consacré à la « sécurité internationale ». C’était au Four Seasons de Moscou le 1er octobre 2015, à quelques mètres du Kremlin.

  • Nadine MORANO (LR)
  • Thierry MARIANI ª (LR)
  • Marion MARECHAL-LE PEN (FN)
  • Jean-Luc SCHAFFHAUSER ª (FN) 3

DÉCEMBRE 2015

Une petite ribambelle de députés et de sénateurs français s’est également rendue à Moscou le 17 décembre 2015 pour y parler de paix avec des fauteurs de guerres. La Fondation russe pour la paix, héritière directe de la Fondation soviétique éponyme, en était l’organisatrice. Léonide SLOUTSKI, président de cette « fondation », est un ultranationaliste et proche collègue, quoique dans une autre genre, de Vladimir Jirinovski.

Députés « Les Républicains » (ex-UMP)

  • Guillaume CHEVROLLIER
  • Claude DE GANAY
  • Nicolas DHUICQ ª
  • Claude GOASGUEN ª
  • Sauveur GANDOLFI
  • Denis JACQUAT
  • Alain MARLEIX
  • Olivier MARLEIX
  • Thierry MARIANI ª (député des Français de l’étranger, vice-président de l’UMP)
  • Alain MARSAUD
  • Patrice MARTIN-LALANDE
  • Yannick MOREAU ª
  • Jacques MYARD ª  ? (Yvelines, membre de la comm. des affaires étrangères)
  • Dominique TIAN
  • Michel VOISIN

Député UDI

  • Maurice LEROY (vice-président du groupe d’amitié France-Russie de l’Assemblée et ancien ministre de Nicolas Sarkozy) 4

Sénateurs LR

  • René DANESI
  • Éric DOLIGE

Sénateur UDI

  • Yves POZZO DI BORGO ª (un des vice-présidents de la commission des Affaires européennes)

Signalons également le voyage de l’ancien président de la République Nicolas SARKOZY, alors président de l’UMP, à Saint-Pétersbourg en juin 2016. Le plus fort c’est Poutine, avait-il alors déclaré, en appelant à lever les sanctions et refuser l’Ukraine dans l’Otan. En septembre 2015, Silvio BERLUSCONI s’était quant à lui rendu en Crimée pour dire à peu près la même chose.

MARS 2017

Le 24 mars 2017, en pleine campagne présidentielle, Vladimir POUTINE envoie un signal fort en recevant officiellement Marine LE PEN au Kremlin.

  • Marine LE PEN

Élus municipaux
s’étant rendus dans
le Donbass occupé
JUIN 2016
Désinformateurs français   
Le rouleau compresseur franco-russe .Hub’ et ses acolytes à Donetsk. (Pour la petite histoire, à l’époque de ce char T-34 la ville s’appelait Stalino)

Le 22 juin, une délégation française s’est envolée pour Moscou puis Donetsk. Elle était composée d’Hubert FAYARD, ancien bras droit de Catherine MEGRET à la Mairie de Vitrolles, tous deux condamnés pour discrimination. Le groupe expliquera vouloir « soutenir l’armée russe bombardée en permanence par l’Ukraine ». Armée russe n’étant pas supposée être au Donbass… En septembre 2017, les mêmes inaugurent un pseudo-consulat de la pseudo-république de Donetsk à Marseille. Hubert FAYARD en est le « représentant ».

  • Hubert FAYARD, président du Centre des Indépendants des Bouches-du-Rhône (CNIP) et conseiller municipal
  • Christiane PUJOL, conseillère départementale des Bouches-du-Rhône et cadre du mouvement Debout la France (DLF). Auparavant FN.
  • Christian BORELLI, conseiller national des Républicains (LR), conseiller municipal de Vitrolles
  • Marc PUJOL, assistant.

« Personnalités » françaises
s’étant rendues « a titre privé »
dans le Donbass occupé
JANVIER 2016
Désinformateurs français   

Un soutien de Marine Le Pen, proche de Louis ALIOT et de Me Glibert COLLARD, s’est rendu dans le Donbass occupé afin d' »alerter la communauté internationale » et de « renvoyer le dossier juridique devant la Commission des droits de l’homme ».

  • Me Jean-Josy BOUSQUET, ancien bâtonnier de Béziers et président de l’association des avocats de la Ligue des Droits de l’Homme
  • Jacques CLOSTERMANN, président de Mon Pays la France, dissous fin 2016
  • Hanen MAKSUD, présenté comme avocat.

Syndicalistes français
s’étant rendus dans le Donbass
AOÛT 2016
Désinformateurs français   
Les « Laurel et Hardy » de la collaboration franco-russe en pleine lutte des classes

Le 14 août 2016, deux syndicalistes de la CGT, secrétaires de la CGT Cheminots de Versailles et de Trappes, se sont rendus à Louhansk pour y constater qu’il n’y avait « pas d’occupation russe » et faire pression sur le gouvernement français afin d’affirmer le droit de la RPL à l’indépendance. (SIC) Je reconnais que mon déplacement est utilisé par la propagande russe, ajoutait Matthieu BOLLE-REDDAT. Un an plus tôt, les deux hommes participaient en Syrie à une réunion syndicale organisée par des soutiens de Bachar al-Assad…

  • Axel PERSSON
  • Matthieu BOLLE-REDAT 

Artistes français
en Crimée et Donbass occupés
OCTOBRE 2016
Désinformateurs français   
Les Brigandes dans leurs œuvres…
Désinformateurs français   
Un beau couple franco-russe, n’est-ce pas ?

Deux des membres du groupe de musique identitaire Les Brigandes qui en compte habituellement sept, s’est rendu dans le Donbass à la mi-octobre 2016 pour livrer un « reportage » orienté pro-Kremlin. Les Brigandes sont par définition anonymes, mais surtout sectaires, vivant au sein d’une communauté fermée d’une vingtaine de personnes dirigée par Joël Labruyère, compositeur et gourou.

  • Les BRIGANDES (deux jeunes femmes) et un brigand ? (« Antoine »)

OCTOBRE 2017
Désinformateurs français   
Arrivée « triomphale » de Samy Naceri à Simferopil

Samy NACERI, de « Taxi », a participé à un « Forum de la paix » (débuté le samedi 30 septembre). Un prix du « Pacificateur » y est aussi remis chaque année dans différentes catégories, honorant par exemple en 2015 l’acteur Gérard Depardieu, qui ne s’était pas rendu en Crimée.

  • Samy NACERI, acteur des années 90, délinquant multirécidiviste et toxicomane

« Géopoliticiens » français
s’étant rendus dans le Donbass
NOVEMBRE 2015
Désinformateurs français   
Xavier Moreau, Laurent Brayard,
et Erwan Castel à Donetsk (novembre 2015)

Xavier MOREAU s’est rendu début novembre 2015 dans le Donbass occupé. Il se serait rendu plus précisément près de l’aéroport de Donetsk dans la ville de Spartak. La vidéo prise à l’époque ne laissait entrevoir aucun élément tangible à même de confirmer sa présence réelle. Quoi qu’il en soit, en novembre 2015 les combats pour l’aéroport avaient cessé depuis janvier-février. Nous n’avons pas d’information sur d’autres voyages éventuels.

  • Xavier MOREAU,  expert « virtuel » et propagandiste poutinien n’ayant aucune compétence particulière en matière d’histoire, de langue ou de culture ukrainiennes

FÉVRIER 2017

Le 9 février 2017, un certain François GRUMEL-JACQUIGNON, se présentant comme membre de VFSD, s’est rendu à Pervomaïsk occupée par les forces de la soi-disant “LNR”. Le but de la visite était de faire connaître aux Français « comment l’armée ukrainienne tire sur les quartiers résidentiels en LNR ».

  • François GRUMEL-JACQUIGNON

VOTES HOSTILES A L’UKRAINE

Eurodéputés français
ayant voté contre
l’association UE-Ukraine
SEPTEMBRE 2014

La France a apporté plus d’un tiers de ses voix contre l’association UE-Ukraine, voté et ratifiée par le parlement de Strasbourg le 16 septembre 2014.

Il s’agit du plus gros contingent d’europutins du continent: 23 d’extrême droite, 4 d’extrême gauche. Fin novembre, Mediapart révélait que le Front National bénéficiait d’un « prêt » de 9 millions accordé par une banque russe. Jean-Luc SCHAFFHAUSER ª aurait servi d’intermédiaire.

Extrême gauche :

  • Jean-Luc MÉLENCHON (FDG)
  • Marie-Christine VERGIAT (FDG)
  • Patrick LE HYARIC (FDG) directeur du journal L’Humanité
  • Younous OMARJEE (FDG?)

Extrême droite :

  • Aymeric CHAUPRADE (FN)
  • Bernard MONOT (FN)
  • Bruno GOLLNISCH (FN)
  • Dominique BILDE (FN)
  • Dominique MARTIN (FN)
  • Edouard FERRAND (FN)
  • Florian PHILIPPOT (FN)
  • Gilles LEBRETON (FN?)
  • Jean-François JALKH (FN)
  • Jean-Luc SCHAFFHAUSER ª (FN)
  • Jean-Marie LE PEN (FN)
  • Joëlle MÉLIN (FN)
  • Louis ALIOT (FN)
  • Marie-Christine ARNAUTU (FN)
  • Marie-Christine BOUTONNET (FN)
  • Marine LE PEN (FN)
  • Mireille D’ORNANO (FN)
  • Mylène TROSZCZYNSKI (FN)
  • Nicolas BAY (FN)
  • Philippe LOISEAU (FN)
  • Sophie MONTEL (FN)
  • Steeve BRIOIS (FN)
  • Sylvie GODDYN (FN)

La Grande-Bretagne (avec un tiers de ses eurodéputés) et la Grèce (la moitié) représentent avec la France les États les plus marqués par cette tendance. La plupart des anciens pays du bloc communiste ou annexés par l’URSS se sont montrés très favorables à l’Association. Mise à part la Tchéquie (un quart de ses députés ont voté contre, soit 5 voix) et dans une moindre mesure la Pologne (4 ) ainsi que la Hongrie (2). L’Allemagne, plus forte représentation à Strasbourg avec 96 députés, n’a exprimé que 10 votes défavorables.

Parlementaires français
ayant voté contre
les otages ukrainiens
SEPTEMBRE 2015

10 Septembre 2015, Parlement européen. La France apporte 22 de ses voix contre une résolution condamnant la détention illégale et les tortures infligées aux prisonniers (otages) ukrainiens détenus par Moscou, dont Oleg SENTSOV. La résolution lancée à l’initiative du PPE est tout de même passée par 378 votes pour, 111 contre et 138 abstentions. Parmi les 111, il y avait la cohorte habituelle des eurosceptiques et russoconfiants, pour la plupart du FN en ce qui concerne la France. Mais, nouveauté, cette fois des égarés du PPE leur avaient emboîté le pas – dont le génie fait femme, Nadine MORANO.

ENF (Europe des Nations et Liberté, tous du Front National) :

  • ALIOT
  • BAY
  • BOUTONNET
  • BRIOIS
  • D’ORNANO
  • FERRAND
  • GODDYN
  • JALKH
  • LEBRETON
  • LE PEN MARINE
  • LOISEAU
  • MARTIN DOMINIQUE
  • MELIN
  • MONOT
  • MONTEL
  • PHILIPPOT
  • SCHAFFHAUSER ª
  • TROSZCZYNSKI

NI: (Non-Inscrits) :

  • Bruno GOLLNISCH (ex-FN)

PPE (Parti populaire européen) :

  • Nadine MORANO

EFDD (Europe de la liberté et de la démocratie directe) :

  • Joëlle BERGERON (ex-FN)

GUE/NGL (Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique) :

  • Younous OMARJEE

JUIN 2018

14 juin 2018, Parlement européen. La France apporte 24 de ses voix contre la résolution condamnant la détention illégale de 70 citoyens ukrainiens en Russie, dont Oleg SENTSOV. C’est, de tous les pays de l’UE, le plus « généreux » avec la Russie. Fait aggravant pour les députés-collabos, le cinéaste Oleg Sentsov en est à son troisième mois de grève de la faim et se trouve en danger de mort dans une colonie pénitentiaire de la zone polaire.

La résolution est passée avec 485 voix « pour », 76 voix « contre » et 66 abstentions. Comme d’habitude, le FN et le Front de gauche constituent l’essentiel des « amis de Poutine ». A noter qu’Aymeric CHAUPRADE (ex-FN) n’a rien changé à ses habitudes…

En Europe, en plus du FN et du FDG, Die Linke (All.), Lega Nord (It.), Podemos (Es.), Ukip (GB), le PC portugais, le PVN (Pays-Bas), Syriza et Aube Dorée (Gr.) constituent les principaux partis proputins

ENF (Europe des Nations et Liberté, Front National pour la plupart) :

  • Marie-Christine ARNAUTU
  • Nicolas BAY
  • Dominique BILDE
  • Marie-Christine BOUTONNET
  • Steeve BRIOIS
  • Jacques COLOMBIER
  • Sylvie GODDYN
  • Jean-François JALKH
  • France JAMET
  • Gilles LEBRETON
  • Dominique MARTIN
  • Bernard MONOT
  • Joëlle MÉLIN
  • Jean-Luc SCHAFFHAUSER ª
  • Mylène TROSZCZYNSKI

NI: (Non-Inscrits) :

  • Bruno GOLLNISCH (ex-FN)

EFDD (Europe de la liberté et de la démocratie directe) :

  • Joëlle BERGERON (ex-FN)
  • Mireille D’ORNANO (ex FN, LP)
  • Sophie MONTEL (ex FN, LP)

ECR (Conservateurs et réformistes européens, Les Français Libres) :

  • Aymeric CHAUPRADE (ex-FN)

GUE/NGL (Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique) :

  • Younous OMARJEE (FDG)
  • Patrick LE HYARIC (FDG) directeur du journal L’Humanité
  • Marie-Christine VERGIAT (FDG)
  • Marie-Pierre VIEU (FDG)

Députés français
ayant voté contre
les « sanctions »
AVRIL 2016

Le 28 avril 2016, l’Assemblée Nationale adoptait une résolution invitant le Gouvernement à ne pas renouveler les mesures restrictives et les sanctions économiques imposées par l’Union européenne à la Fédération de Russie. Par 55 voix contre 44, l’opposition menée par le groupe LR marquait ouvertement son soutien à Moscou.

Les Républicains :

  • Damien ABAD
  • Elie ABOUD
  • Bernard ACCOYER
  • Yves ALBARELLO
  • Xavier BRETON
  • Guillaume CHEVROLLIER
  • Alain CHRÉTIEN
  • Philippe COCHET
  • Nicolas DHUICQ ª
  • Sophie DION
  • Georges FENECH
  • François FILLON
  • Yves FROMION
  • Sauveur GANDOLFI-SCHEIT ª
  • Guy GEOFFROY
  • Claude GOASGUEN ª
  • Arlette GROSSKOST
  • Serge GROUARD
  • Patrick HETZEL
  • Christian JACOB
  • Valérie LACROUTE
  • Jacques LAMBLIN
  • Guillaume LARRIVÉ
  • Marc LE FUR
  • Pierre LELLOUCHE
  • Gilles LURTON
  • Thierry MARIANI ª
  • Alain MARLEIX
  • Olivier MARLEIX
  • Alain MARSAUD
  • Gérard MENUEL
  • Philippe MEUNIER
  • Jean-Claude MIGNON
  • Pierre MOREL-A-L’HUISSIER
  • Jacques MYARD ª
  • Jean-Frédéric POISSON
  • Axel PONIATOWSKI
  • Josette PONS
  • Sophie ROHFRITSCH
  • François SCELLIER
  • Michel TERROT
  • Pascal THÉVENOT
  • Patrice VERCHÈRE ª
  • Michel VOISIN
  • Jean-Luc WARSMANN

Parti Socialiste :

  • Marie-Françoise BECHTEL
  • Jean-Paul DUPRÉ

UDI :

  • François ROCHEBLOINE
  • Maina SAGE
  • André SANTINI

Radicaux

  • Jérôme LAMBERT ª (ex-PS)

Gauche démocrate et républicaine

  • François ASENSI (ex-PCF)

Non-inscrits

  • Gilbert COLLARD (proche FN)
  • Jean-Christophe FROMANTIN (proche LR)
  • Marion MARÉCHAL-LE PEN (FN)

Députés français
ayant voté contre l’ukrainisation
de l’enseignement en Ukraine
OCTOBRE 2017

L’Ukraine s’est retrouvée complètement isolée lors du vote de la résolution de l’Assemblée du Conseil Européen remettant en cause la réforme de l’enseignement des langues en Ukraine, résolution adoptée par 82 voix contre 11. Le 10 octobre 2017, l’Assemblée qualifiait la nouvelle loi ukrainienne comme n’étant pas propice au “vivre ensemble”, alors qu’elle ne fait qu’introduire l’enseignement de l’ukrainien dans les écoles où cet enseignement n’est pas dispensé.

Par ailleurs, la réforme ukrainienne n’interdit aucune des langues enseignées, mais impose la connaissance de l’ukrainien aux minorités nationales vivant sur son territoire. A elles seules, la Hongrie et la Roumanie ont apporté 17 voix lors de ce vote, alors que la Pologne tout aussi concernée n’en a apporté qu’une seule. Un seul député non-ukrainien a voté contre la résolution (John Howell, un conservateur britannique). Toutes les dix autres sont ukrainiennes.

Côté français, les députés de La République en Marche ont constitué l’essentiel des voix, soit 3 voix « pour » et 2 abstentions:

  • Jennifer DE TEMMERMAN (LREM, sans groupe)
  • Jacques MAIRE (LREM, sans groupe)
  • Jérôme LAMBERT ª (Nouvelle gauche, groupe socialiste)

Deux députés français ce sont abstenus :

  • Albane GAILLOT (LREM, sans groupe)
  • Adrien TAQUET (LREM, sans groupe)

D’après le texte, l’Assemblée est bien consciente que les minorités ukrainiennes de Roumanie, de Hongrie ne bénéficient d’aucune possibilité d’apprentissage de leur langue dans l’enseignement secondaire. Pour autant, elle considère l’Ukraine fautive de discrimination pour avoir introduit l’enseignement de l’ukrainien là où il n’était pas enseigné.


DIVERS

Personnalités politiques
s’etant déclarées favorables
a la vente des navires
Mistral a la 
Russie
MARS 2014 – AOÛT 2015

Suite à l’annexion de la Crimée, la France suspendait sa coopération militaire avec la Russie le 21 mars 2014. Mais les Mistral, navires d’assaut très performants, étaient toujours en vente malgré les condamnations de la politique russe en Ukraine. Le 8 mai 2014, Victoria NULAND (secrétaire d’Etat adjointe Europe) mettait en garde la France contre la vente des Mistral à la Russie. Laurent FABIUS qui avait critiqué cette vente le 28 mars en tant que ministre des Affaires Etrangères, s’était entre-temps ravisé… S’ouvrait dès lors une longue période d’incertitude durant laquelle la collaboration française eut largement le temps de marquer ses positions. Voici une liste (non-exhaustive) de personnalités ayant soutenu la vente après l’annexion.

  • Jean-Christophe CAMBADELIS (premier secrétaire du PS)
  • Xavier BERTRAND (secrétaire général de l’UMP)
  • Marine LE PEN (présidente du FN)
  • Florian PHILIPPOT (vice-président du FN)
  • Thierry MARIANI ª (ancien ministre, député, vice-président de l’UMP)
  • Jean-Pierre CHEVENEMENT (cofondateur du PS, sénateur, ancien ministre de la défense, Vice-président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées)
  • Hubert VEDRINE (socialiste, ancien ministre des Affaires étrangères)
  • Philippe DE VILLIERS (Président du Mouvement Pour la France)
  • Claude GOASGUEN ª (ancien ministre, député-maire UMP du XVIe arrondissement de Paris).
  • François BAYROU (maire de Pau, fondateur du MoDem)
  • Philippe FOLLIOT (Député UDI du Tarn, Secrétaire de la commission de la défense)
  • Henri GUAINO, député UMP des Yvelines, ancien conseiller spécial de Sarkozy à l’Elysée
  • Nicolas DUPONT-AIGNAN (député Debout la République, Essone)
  • Jean-Luc MELENCHON (Parti de Gauche)
  • Christian ESTROSI (UMP, ancien ministre, maire de Nice)
  • Nicolas SARKOZY (UMP, ancien président de la République à l’origine du projet)
  • Nadine MORANO (Eurodéputée LR)

L’AFFAIRE GUEANT-DJOUHRI révèle, d’après le site Médiapart, certaines accointances franco-russes ayant pu « faciliter » la signature du contrat Mistral. Une liste de documents perquisitionnés au domicile de l’intermédiaire franco-algérien Ahmed (dit Alexandre) Djouhri accablent en particulier Claude Guéant, ministre de l’Intérieur sous Sarkozy : le RIB de l’ancien ministre, un contrat lui promettant le versement par une municipalité russe de 25 000 euros mensuels (!) et une lettre prouvant son intervention dans la Légion d’honneur attribuée à un négociateur de la vente des porte-hélicoptères Mistral à la Russie.

16 janvier 2018 : Claude Guéant définitivement condamné à un an de prison ferme dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur, après le rejet de son pourvoi en cassation.

Alexandre Djouhri disposait dans ses archives de la lettre de Claude Guéant annonçant à l’un des négociateurs russes, Sergueï Tchemezov, la remise de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy. « Plusieurs de vos amis m’ont fait part de leur souhait que le Président de la république puisse vous remettre les insignes d’officier de la Légion d’honneur », écrivait Guéant. Dominique de Villepin, bénéficiaire comme Guéant, d’un financement libyen en 2009, se trouve lui aussi dans la boucle des projets russes de Djouhri. 5

Alexandre Djouhri disposait dans ses archives de la lettre de Claude Guéant annonçant à l’un des négociateurs russes, Sergueï Tchemezov, la remise de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy. « Plusieurs de vos amis m’ont fait part de leur souhait que le Président de la république puisse vous remettre les insignes d’officier de la Légion d’honneur », écrivait Guéant. Dominique de Villepin, bénéficiaire comme Guéant, d’un financement libyen en 2009, se trouve lui aussi dans la boucle des projets russes de Djouhri. 6

Députés français mis en examen
par la justice ukrainienne
OCTOBRE 2015

Dix députés français ont été mis en examen par le Parquet général d’Ukraine pour : séjour illégal en Crimée annexée par la Russie. La notification fut remise en mains propres à Marie-Christine DALLOZ ª. Immunité oblige, il n’y aura sans doute pas suite. 7 Thierry MARIANI ª s’est alors répandu en insultes via la presse russe, qualifiant l’acte judiciaire remis par les députés ukrainiens de méthodes de voyous. Et l’europutin d’ajouter qu’elles violaient toutes les règles diplomatiques. C’est pourtant ces mêmes règles que le député des Français de l’étranger avait choisi de violer en personne; et c’est cette même violation qui motive la décision du parquet ukrainien. 8

  • Thierry MARIANI ª (UMP, député des Français de l’étranger, vice-président de l’UMP)
  • Yves POZZO DI BORGO ª (UDI, sénateur de Paris, vice-président de la Comm. des Affaires étrangères et de la Défense)
  • Nicolas DHUICQ ª (UMP, Aube)
  • Claude GOASGUEN ª (UMP, Paris)
  • Jérôme LAMBERT ª (PS, Charente)
  • Jacques MYARD ª (UMP, Yvelines, membre de la comm. des Affaires étrangères)
  • Marie-Christine DALLOZ (UMP, Jura)
  • Yannick MOREAU ª (UMP, Vendée)
  • Sauveur GANDOLFI-SCHEIT ª (UMP, Haute-Corse)
  • Patrice VERCHERE ª (UMP, Rhône)

Français déclarés
« persona non grata » en Ukraine
AOÛT 2015
  • Gérard DEPARDIEU, acteur de génie, exilé fiscal, interdit de séjour en Ukraine pour avoir déclaré en août 2014 que la Crimée était russe. Citoyen russe depuis 2013.
  • Fabrice BEAUR, membre du PCN national-bolchevique (en réalité pro-Kremlin et bachariste) ainsi que de l’EODE (Eurasian Observatory for Democracy & Elections), interdit de séjour pour avoir participé en tant qu' »observateur » aux « éléctions » du Donbass occupé en novembre 2014. Réside en Russie.

« Intermédiaires » français
des « financements » russes
Désinformateurs français   
Babakov et Dambins

Toutes les banques russes auxquelles le Front national a fait appel, tant en 2014 qu’en 2016, ont disparu. Elles étaient dirigées par des escrocs ou des blanchisseurs d’argent.

Aymeric CHAUPRADE (FN)

En avril 2014, le député européen apparaît comme l’intermédiaire du premier « prêt » russe  accordé au Front National. Voir les détails plus bas.

Jean-Luc SCHAFFHAUSER (FN)

En septembre 2014 et juin 2016, cet autre député européen apparaît comme l’intermédiaire des deuxième et troisième « prêts » russes  accordés au Front National. Les détails de cette affaire dans la chronologie ci-dessous :

  • 2012 – Ancien consultant passé par Auchan, Dassault et Total, l’eurodéputé Jean-Luc SCHAFFHAUSER ª est débauché par Marine Le Pen, qui voit dans son carnet d’adresses fourni dans les pays de l’ex-URSS un véritable atout. Cet ex-centriste proche de l’Opus Dei se verra offrir par la présidente du FN une place éligible sur les listes frontistes aux élections municipales et européennes, en 2014.
  • 17 mars 2014 – A Genève, Jean-Luc SCHAFFHAUSER ª rencontre Vilis DAMBINS, un businessman letton dont le nom est apparu lors du scandale des Panama Papers. 9
  • 4 avril 2014 – « Prêt » russe en prévision des européennes 2014. Montant : €2 millions. Structure prêteuse : Vernonsia Holdings Ltd, société chypriote. Intermédiaire : Aymeric CHAUPRADE, député européen (FN) et consultant. Intermédiaires russes : Konstantin Malofeev, oligarque russe proche du Kremlin, et son associé Dmitri Kosarev, PDG d’Empreno Ventures.
  • 29 juin 2014 – « L’Académie européenne » (fondation sise au domicile de SCHAFFHAUSER ª) propose l’entrée de Mikhail PLISYUK et d’Alexander VOROBYEV. Tous deux sont des personnages influents, proches des milieux de l’armée. Ils sont à la tête de l’institut des études d’intégration internationale, accolé à l’OVDK (« Organisation de l’entente sur la sécurité collective »), une structure politico-militaire qui réunit la Russie, l’Arménie, la Biélorussie, le Kirghizstan, le Tadjikistan et le Kazakhstan.
  • 2 juillet 2014 – Le Russe Alexander VOROBYEV transmet à Jean-Luc SCHAFFHAUSER ª un « exemple de déclaration » sur la situation en Ukraine, que l’eurodéputé transfère à Marine LE PEN sur son adresse email personnelle. Trois heures plus tard, SCHAFFHAUSER ª explique, dans un autre courriel, que Marine est prête à envoyer un communiqué à Reuter et qu’il faut lui en préparer qu’elle finalisera et m’en donner copie. 10
  • 17 juillet 2014 – SCHAFFHAUSER ª demande à l’Union européenne de proposer « immédiatement un véritable cessez-le-feu qui ne soit pas un cessez-le-feu alibi pour mieux massacrer comme aujourd’hui », et de mettre « des observateurs de l’OSCE et des forces d’interposition comme le propose d’ailleurs la Russie ». Une intervention qu’il a transmise trois jours plus tôt à Marine Le Pen et son assistant par mail pour validation. Mais aussi… à Mikhail Plisyuk.
  • 11 septembre 2014 – « Prêt » russe en prévision des départementales 2015. Montant : €9.4 millions. Structure prêteuse : First Czech Russian Bank, banque moscovite (directeur : Roman Popov). Intermédiaires français : Jean-Luc SCHAFFHAUSER ª, député européen, et Wallerand de Saint-Just, trésorier du Front national. Intermédiaires russes : Alexandre BABAKOV, homme clé du réseau moscovite en Europe 11, et son partenaire Vilis DAMBINS, homme d’affaires letton. Repreneur du prêt : la société russe Conti rachètera la créance en mars 2016.
  • 30 octobre 2014 – L’eurodéputé Jean-Luc SCHAFFHAUSER ª s’envole pour le Donbass afin de soutenir les « séparatistes pro-russes ». Le déplacement est préparé par Mikhail PLISYUK. Un très proche de Marine Le Pen accompagne l’eurodéputé en toute confidentialité : son directeur de cabinet, Nicolas LESAGE. Le tout est organisé avec l’aval de Louis ALIOT.
  • 18 mars 2016 – La société russe Conti rachète frauduleusement la créance du « prêt » russe du 11 septembre 2014. Obscure société moscovite de location de voitures, l’argent n’est pas versé dans les caisses.
  • 21 mars 2016 – La FCRB mise sous tutelle par la banque centrale russe.
  • 15 juin 2016 – « Prêt » russe en prévision de la présidentielle 2017. Montant : €3 millions. Structure prêteuse : Strategy Bank, banque moscovite au parcours déjà agité, plusieurs fois épinglée pour blanchiment d’argent. (actionnaire majoritaire : Dmitri ROUBINOV). Intermédiaires russes : Alexandre BABAKOV, sénateur, conseiller de Vladimir Poutine en charge de la coopération avec les organisations russes à l’étranger, et son partenaire Vilis DAMBINS, homme d’affaires letton. Repreneur du prêt : NKB Bank reprend la demande de prêt à l’automne 2016. Cette banque moscovite, contrôlée par Dmitri ROUBINOV, perdra sa licence en décembre 2016.
  • 1er juillet 2016 – La First Czech Russian Bank perd sa licence bancaire. 
  • 26 juillet 2016 – La Strategy Bank perd sa licence bancaire, faisant capoter le contrat de prêt.
  • 4 novembre 2016 – Rencontre à Paris avec l’intermédiaire letton Vilis DAMBIS en compagnie de Didier BOLLECKER, un avocat français qui agit alors pour le compte de Jean-Luc SCHAFFHAUSER ª, ainsi que de Wallerand de SAINT-JUST.
  • Automne 2016 – La NKB Bank reprend la demande de prêt du 15 juin 2016 (€3 millions).
  • 29 décembre 2016 – La NKB de Dmitri ROUBINOV perd sa licence bancaire.
  • 20 janvier 2017 – Dmitry MERKULOV, ancien vice-directeur de la First Czech Russian Bank, est arrêté à Moscou et mis en examen pour avoir organisé la vente illégale d’actifs de la banque pour un montant total de deux milliards de roubles (31,5 millions d’euros).
  • 24 mars 2017 – Pendant la campagne présidentielle, Vladimir POUTINE envoie un signal fort en recevant officiellement Marine LE PEN au Kremlin.

Donetkleaks / fuites de la « DNR » 
AOÛT 2016

Les #DonetskLeaks, plus importante fuite de documents émanant du « gouvernement » de Donetsk, racontent le rôle des Français, combattants ou propagandistes engagés auprès des terrorusses du Donbass. Pour la plupart liés aux différentes chapelles de l’extrême droite dans l’hybression russe contre l’Ukraine, il est possible que les activistes du site ukrainien Mérotvorets soient à l’origine de ces révélations.

Le 3 août 2016, le compte Twitter de Tatiana Egorova, membre du service de presse du « gouvernement » de la pseudo-république populaire de Donetsk (DNR), publiait un étrange message, taguant au passage les services de sécurité ukrainiens (SBU). Le tweet comportait un lien Dropbox désactivé quelques heures plus tard, renvoyant vers 1.449 mails et 2.773 pièces jointes issus de la boîte mail de Tatiana Egorova.

« Combattants » et « volontaires »

À PARTIR DE JUIN 2014, 23 noms de Français partis prendre les armes aux côtés des « séparatistes », certains étant membres d’Unité continentale (dissoute en janvier 2015) figurent dans les documents. Sept ou huit « volontaires », débarqués pour les premiers en juin 2014 et passés par différents groupuscules d’extrême droite radicale en France.  A l’origine d’Unité Continentale, deux ex-militaires radiés pour apologie du nazisme : le franco-serbe PEROVIC et Victor Alfonso LENTA, passés par le Bloc Identitaire et les Jeunesses Nationalistes (un groupuscule néo-fasciste, également interdit en 2013). La majorité de ces « volontaires » français a rejoint le « bataillon » pour le moins indiscipliné des Donskiè Kazaki ou « Cosaques du Don » dans la région de Louhansk. Leurs trombines et de plus amples détails sur cette page.

Désinformateurs français   
Victor-Alfonso Lenta, Mickael Takahashi, Guillaume « Lenormand » Cuvelier, Nikola Perovic. Donetsk, août 2014.
Désinformateurs français   
Alfonso Lenta, une vraie kalachnikov dans les mains (photo prise en France). Chef du service d’ordre des Gilets Jaunes à Paris.
  • Nicolas PEROVIC 
  • Victor Alfonso LENTA (futur chef du service d’ordre des Gilet Jaunes à Paris à partir de janvier 2019)
  • Guillaume LESTRADET alias « Little doc »
  • Yannick Lozach alias « Big doc »
  • Mickael TAKAHASHI
  • Guillaume CUVELIER (ancien militant du Parti de la France de Carl Lang) dit « Le Normand »
  • Erwan CASTEL
  • Ghislain LAGREGA
  • Renault REGEARD

« Humanitaires » (et propagandistes) 

Les activité « humanitaires » de l’association Vostok France Solidarité Donbass (VFSD) sont régulièrement couvertes par les communications de l’agence de propagande locale DONi  basée à Donetsk, proche du FSB et subventionnée par le Kremlin. Le site français de StreetPress consacre un article aux intervenants de cette sinistre officine. En janvier 2016, l’association a co-organisé un rassemblement à Genève en présence de proputins (de la République) comme Christine DEVIERS-JONCOUR, Xavier MOREAU ou encore Hélène RICHARD-FAVRE.  Fin 2016, l’association a tout de même été déclarée “d’intérêt général”.

  • Nikola MIRKOVIĆ, Français d’origine serbe, en 2015 dans le Donbass avec VFSD
  • Philippe MIGAULT, expert en Défense (ne riez pas) sur RT, en 2015 dans le Donbass avec VFSD
  • Gilles Emmanuel JACQUET
  • Christelle NÉANT
  • Elena KOVRIGINA-RUFFO, présidente de “Vostok France-Solidarité Donbass” (VFSD), dans le Donbass en 2015
  • François GRUMEL-JACQUIGNON , balkanologue (ne riez pas) à Louhansk en février 2017

Collaboration « administrative »

Jusqu’en juin 2015, la décision de délivrer des accréditations aux journalistes était prise par le « ministère de l’Information » en coopération avec le « ministère de la Sécurité nationale ». Mais par la suite, les autorités rebelles ont décidé de déléguer une partie du travail à DONI, « une agence de presse internationale » financée par le businessman russe Andreï STEPANENKO et dirigée par l’ancien militant du parti nationaliste finlandais IPU, Janus PUTKONEN.

Deux français le secondent dans la surveillance des journalistes francophones. Dans un premier temps, c’est Laurent BRAYARD, dont le nom apparaît souvent dans ces leaks, qui se charge de cette tâche. Cet historien autoproclamé est membre de l’UPR, petit parti conspirationniste, dont StreetPress vous a déjà parlé. Il est recruté à Moscou par Svetlana KISSILEVA, qui l’invite à un congrès organisé à Donetsk où il intègre Novorossia Today, puis DONI. Cette francophone est l’un des principaux maillons qui lie l’extrême droite française et les séparatistes.

  • Laurent BRAYARD

Représentant(s) de la « DNR » en france
FÉVRIER 2015
Désinformateurs français   
Les activistes « novorossiens » de Novopole et de VFSD devant l’ambassade d’Ukraine le 22 février 2015
Désinformateurs français   
André Michel Chanclu, Alain Benajam, Svetlana Kissileva

L’association Novopole déclare être le « représentant officiel » de la « Novorossia » en France ainsi que des pseudo-républliques « DNR »/ »LNR ». L’association ne semble pas disposer des lettres de créance  pour cela (ironie). En revanche, elle s’est permise de déboulonner la plaque de l’Ambassade d’Ukraine à Paris, lors de la mini-manifestation du 22 février 2015. Le fondateur de l’association, M. CHANCLU, est un militant d’extrême droite, ancien du GUD.

SEPTEMBRE 2017
Désinformateurs français   
Dans un bureau partagé, au Novotel de l’avenue Prado à Marseille

Le 25 septembre 2017, Hubert FAYARD, « représentant » de la pseudo « République Populaire de Donetsk » en France, avait convié à l’inauguration « officielle » du « centre de représentation de la République de Donetsk » à Marseille plusieurs maires et députés de la région. Aucun ne s’est déplacé. Le secrétariat de Mme Claire Pitollat, députée LREM de Marseille, avait adressé une lettre standard pour décliner l’invitation. Mais le propagandiste poutinien Xavier MOREAU ainsi qu’une poignée d’élus mineurs des environs ont pris part à cette « inauguration » dans la « splendide » salle d’un Novotel de Marseille. (Le groupe Accor avait déjà prêté son concours à une telle « inauguration » en Tchéquie, où la « représentation » DNR-ienne a depuis été interdite).

Groupe mi-terroriste, mi-tactique russe occupant une partie de la région de Donetsk dans l’est de l’Ukraine, la « DNR » ne bénéficie d’aucune reconnaissance officielle ni en France ni ailleurs dans le monde. Ne bénéficiant d’aucune accréditation diplomatique autre que celle de la pseudo-DNR, cette « représentation » officiellement sise au 180 avenue Prado à Marseille, n’est qu’une association enregistrée à la Préfecture des Bouches du Rhône. D’autres « représentations » de ce genre ont été ouvertes en Grèce, Finlande, Italie et Tchéquie. Aucune n’est reconnue, certaines ont même déjà été interdites. Peu avant l' »inauguration », le ministère des Affaires étrangères avait fait savoir que l’objet de l’association était illicite et que le  procureur de la République en avait été averti.

Liste des « personnalités » présentes :

  • Hubert FAYARD, ancien adjoint FN à la mairie de Vitrolles condamné pour discrimination, élu municipal « Debout la France ».
  • Christiane PUJOL, conseillère départementale des Bouches-du-Rhône et cadre du mouvement Debout la France (DLF). Auparavant FN.
  • Christian BORELLI, conseiller national des Républicains (LR), conseiller municipal de Vitrolles.
  • Christian CAMISULI, responsable départemental des Jeunes de la Droite Populaire dans les Bouches du Rhone.
  • Trois petits conseillers aux mairies d’arrondissement de Marseille, tous LR : Alexandre SCHILLING, Gérard VITALIS, Philippe FRANCESCHETTI
  • Jacques CLOSTERMANN, président de Mon Pays la France, dissous fin 2016
  • Xavier MOREAU, « géopoliticien » (ne riez pas)

DANS LES MEDIAS
ET SUR INTERNET

La liste des sites krémlinoputins francophones est trop longue pour que nous l’insérions dans cette page de manière exhaustive, mais vous pouvez consulter le site ukrainien Informanapalm qui à travers plusieurs publications passe en revue les bataillons de désinformation franco-russes:

Le site Atlantico a lui aussi publié une synthèse du phénomène cyberputin dans Plongée dans la galaxie des pro-russes français

CONSEIL DE COORDINATION DES COMPATRIOTES RUSSES. Organisation non enregistrée, trait d’union entre les autorités russes et la diaspora russe des années 90 réactivée à partir de 2006. Une antenne française est apparue à l’automne 2011. Les membres de ce conseil sont élus. Président en 2014 : Dimitri DE KOCHKO.


Idée numéro 1 – L’annexion découle du « choix » naturel des habitants, de l’Histoire elle-même et de l’abandon de l’économie criméenne par l’Ukraine

Trois idées reçues à placer en priorité dans les interviews. Sauf que ce « choix » s’est fait sous la menace militaire, policière et administrative de l’État et des troupes spéciales russes; que l’histoire de la Crimée dite « russe » est celle d’autochtones décimés et génocidés au cours des deux derniers siècles, ce qui explique entre autres le soutien des Tatars criméens à l’Ukraine. Quant à l’abandon supposé, c’est oublier que les campagnes et les villages en Crimée sont tout aussi délabrées qu’en Russie, voire davantage, et que la Crimée détruite durant la Seconde Guerre mondiale fut « offerte » à l’Ukraine (elle-même ravagée) pour être reconstruite aux frais du « peuple-frère ». Non, les Russes ne font pas de cadeaux. Sauf aux députés amis et autres idiot utiles…

Mais ce genre de voyage est un classique des régimes dictatoriaux. Il s’agit de véhiculer quelques idées reçues, mais surtout de nier les graves atteintes au Droit, non seulement aux droit international, mais plus généralement aux libertés des individus et des peuples. Rappelons que les minorités tatares et ukrainiennes ont vu leurs langue, confession et culture progressivement tomber dans une situation de persécution, choses que les députés français n’ont pas cherché à voir et ne cherchent toujours pas à savoir. De retour en France, ils se sont contentés de répéter comme Leibnitz l’aurait fait à Voltaire : tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. En Crimée les gens sont heureux. Impossible par conséquent de contester la légitimité de l’occupation russe ou de l’annexion par referendum truqué. Non, nos députés avaient, disent-ils, rencontré en Crimée « beaucoup de personnes satisfaites » par l’annexion et que cela devait suffir à leur examen des choses. (Le mot annexion étant bien sûr systématiquement évité, tout comme l’implication des troupes et des services russes dans le Donbass, lequel se trouve toujours à feu et à sang…)

Cette guerre dans le Donbass est du reste invoquée par la délégation elle-même, mais en l’espèce, comme une justification à l’intervention russe dans la presqu’île; comme si Poutine au moment de la Révolution ukrainienne avait été l’homme de l’ordre et de la justice, en un mot : le « sauveur » du peuple russe en Crimée, pauvre population sans défense que menaçaient les fascistes ukrainiens payés par l’oncle Sam! Depuis les accords de Minsk en automne 2014, cette guerre hybride et artificielle comme peuvent l’être lesdits « fascistes » eux-mêmes, est en réalité une agression caractérisée menée par la Russie contre l’Ukraine. Elle n’intéresse même plus les médias français. Ni la question de la fameuse Novorossia, entité prévue de longue date avant les événements de l’hiver 2013 par un plan de partition de l’est et du sud de l’Ukraine, plan heureusement déjoué grâce au courage des volontaires ukrainiens.

Les grandes chaînes n’ont pas vraiment couvert l’événement. Que des opposants à l’occupation russe aient été amenés de force en Russie pour y être « jugés » comme au temps des procès staliniens, ne les dérange pas davantage, et nos chers représentants-du-peuple-français-en-mal-de-vérité n’ont donc pas eu à les commenter. Bien que le cinéaste criméen Oleg Sentsov, pour ne citer que son cas, vienne d’être condamné à 20 ans de bagne pour « terrorisme », aucun député dans la liste ci-dessus ne s’en est encore ému. Même un Claude Goasguen, ancien ministre et député du XVIe qui en 2006 encore reconnaissait l’implication de Moscou dans les affaires ukrainiennes, fut du voyage parlementaire en Crimée. En 2006, il s’était dit plongé dans la plus grande stupeur après la chute du gouvernement Tymoshenko et le retour de Yanoukovitch, marionnette du Kremlin. Sur son blogue, le député-maire concluait : L’Ukraine est un pays qui se n’est pas encore dégagé de l’influence de son puissant voisin russe.

Que s’est-il passé entre-temps ? Et pourquoi tant de députés ferment-ils les yeux sur les crimes de la Russie au nom d’une chimérique alliance? Complicité 100% franco-russe et injustice manifeste dont tôt ou tard ils devront répondre. Qu’on s’en souvienne !

  1. Liste non-exhaustive :

    – Autriche : Ewald STADLER (FPÖ) « nationaliste » autrichien germanophile, a aussi « visité » la DNR (« exploit » absent de sa page wiki en allemand)
    – Italie : Matteo SALVINI (Lega Nord), Valerio CIGNETTI (MSFT), Roberto CIAMBETTI (Lega Veneta, Lega Nord), Stefano VALDEGAMBERI (Lega Nord)
    – Lettonie : Tatjana ŽDANOKA (une russkomirienne pour les « droits de l’homme »! )
    – Hongrie : Béla KOVÁCS (Jobbik )
    – Belgique : Frank CREYELMAN (Vlaams Belang)
    – Bulgarie : Kiril KOLEV (Ataka)
    – Grèce : Charalambos ANGURAKIS (PC grec), Sotirios ZARIANOPOULOS (PC grec)
    – Allemagne : Hikmat AL-SABTY (turc?), Torsten KOPLIN (Collaborateur officieux de la DDR !), Andreas MAURER (allemand de Lettonie!), Dimitri REMPEL (Einheit), Marcus PRETZELL (AfD)
    – Pologne : Mateusz PISKORSKI (Samooborona)

    Plus de détails sur cette page en ukrainien.

  2. Voir Marine est au courant de tout… de Marine TURCHI et Mathias DESTAL, ch. XVI. Flammarion, 2017.
  3. Intermédiaire lors du prêt de 9 millions d’euros entre la banque russe FCRB et le parti de Marine Le Pen.
  4. Maurice Leroy va devenir, à la mi-janvier 2019, le DGA de la Mosinzhproekt (MIP), chargée de gérer les projets du Grand Moscou.
  5. Selon des documents saisis en Suisse, l’une des sociétés de Djouhri (Adremis) se prévaut d’avoir organisé, le 11 juillet 2013, un rendez-vous entre le PDG de Veolia, Antoine Frérot, avec le premier ministre Dmitri Medvedev, à l’occasion d’une conférence sur l’avenir de la mondialisation, le “Symposium de l’Esprit Global ”, tenue à Ekaterinbourg, la capitale de l’Oural. Dominique de Villepin y participait… ainsi que Sergueï Nosov, le beau-père de Germain Djouhri. Mais Veolia dément l’intervention de l’intermédiaire à cette occasion.
  6. Selon des documents saisis en Suisse, l’une des sociétés de Djouhri (Adremis) se prévaut d’avoir organisé, le 11 juillet 2013, un rendez-vous entre le PDG de Veolia, Antoine Frérot, avec le premier ministre Dmitri Medvedev, à l’occasion d’une conférence sur l’avenir de la mondialisation, le “Symposium de l’Esprit Global ”, tenue à Ekaterinbourg, la capitale de l’Oural. Dominique de Villepin y participait… ainsi que Sergueï Nosov, le beau-père de Germain Djouhri. Mais Veolia dément l’intervention de l’intermédiaire à cette occasion.
  7. Cette signification a été remise à Mme DALLOZ ª par ses collègues de la délégation ukrainienne, Volodymyr ARIEV, du Bloc Porochenko, et Grégoire LOHVYNSKY.
  8. Au lendemain de la signification, Nadine MORANO, en voyage à Moscou avec ses collègues du Parlement européen, déclarait ne pas vouloir se rendre en Crimée. Dans son groupe de soutien parlementaire « pour le dialogue » se trouvaient 15 députés européens (sur 751) dont Elisabetta GARDINI de « Forza Italia » ainsi que d’autres europutins italiens, allemands, britanniques et portugais. Le mois précédant, Silvio BERLUSCONI était lui aussi venu en Crimée occupée. Il est désormais interdit de séjour en Ukraine.
  9. Cet ancien banquier au profil trouble est l’un des principaux émissaires d’Alexandre BABAKOV, parlementaire ultra-patriote et conseiller du président Poutine qui a déjà aidé le Front national à obtenir, en 2014, un prêt de 9,4 millions d’euros auprès de la First Czech-Russian Bank (FCRB).
  10. Quelles suites la présidente du FN a-t-elle donné ? Interrogé, son conseiller international Ludovic de DANNE, à l’époque son assistant parlementaire à Strasbourg, a refusé de répondre à Mediapart : Je suis (l’un des ou) le plus secret des conseillers de Mme Le Pen, du mouvement et alliés au niveau européen et à l’international.
  11. Depuis 2012, A. BABAKOV occupe la fonction de « représentant spécial » de Vladimir Poutine, chargé des relations avec les organisations russes à l’étranger, ce qui le désigne comme l’un des hommes clés des réseaux d’influence du Kremlin en Europe.

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  1. Élus français visés par des sanctions ukrainiennes pour avoir participé en tant qu »observateurs » aux élections russes en Crimée occupée (en mars 2018) :

    – Jérôme Lambert, député socialiste de Charentes
    – Jacques Myard, ancien député des Yvelines (Les Républicains)
    – Eric Doligé, ex-sénateur du Loiret (Les Républicains)
    – Hubert Fayard, élu local du Front national puis de Debout la France de la région Provence-Côte d’Azur.

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