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Navalny
« De pareilles choses devraient être portées devant les tribunaux »
By PanDoktor Posted in propagande on 15 juillet 2014 3 min read
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Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui nous donnerons la parole à Alexeï Navalny, avocat, blogueur et homme politique russe opposé au régime krémlino-putin (ce qui est encore peu pour en faire un ami de l'Ukraine). Mais ce qu'il dit a son importance. Nous traduisons tel quel, avec entre crochets les précisions à l'usage du profane, cet article daté du 13 juillet.  
« C’est une évidence. Lors d’un conflit, les campagnes d’information et de désinformation sont aussi naturelles que peut l’être le parcours du combattant en tant de guerre. Il est tout aussi évident que chacune des parties annoncera, tôt ou tard, avoir descendu 20 avions, pris l’avantage sur un ennemi supérieur en nombre, envoyé des renforts, et que le soldat Popov (ou Shmidt) s’étant introduit dans le camp adverse, a abattu 20 hitlériens (ou soldats de l’armée rouge), fait prisonnier un général et rejoint sans dommages son unité.

Exiger une info véridique de la part de services impliqués dans la guerre est tout aussi naïf que de leur demander de « tirer sans tuer ».

Mais il y a une limite à tout. Voilà tout juste une semaine, les forces de Kiev entraient dans Sloviansk, [ville ukrainienne] abandonnée par les insurgés [prorusses]. Cette histoire, que nous avait racontée une des réfugiées, actuellement dans un camp de la région de Rostov-sur-le-Don, remonte justement à cette date. Elle y parlait d’une exécution publique…

Halyna Pyshnyak, mère de quatre enfants, témoigne pour la 1ère chaîne publique russe
Halyna Pyshnyak, mère de quatre enfants, témoigne pour la 1ère chaîne publique russe
On avait rassemblé les femmes sur la place. Il n’y avait plus d’hommes dans la ville. Que des femmes, des filles, des vieillards. Tout faisait penser à un spectacle de mise à mort. Ils [les soldats ukrainiens] s’emparèrent d’un petit gamin de trois ans, avec juste son petit slip et son maillot, puis ils le crucifièrent comme le Christ, sur un panneau municipal. L’un des soldats le clouait, tandis que deux autres le tenaient. Et tout cela devant sa propre mère. On la tenait, elle aussi, devant son fils, pour qu’elle puisse assister à son agonie. Ça hurlait, ça gémissait de partout. On écharpait le petit, on le torturait. C’était une horreur. Les gens défaillaient. Après une demi-heure de supplices, le petit était mort, on prit alors la mère de l’enfant trucidé, on l’attacha évanouie à un char, et on lui fit faire trois fois le tour de la place.

Quelle bande de dégénérés. Faut-il être malade pour inventer tout cela ? Même s’ils ne font qu’exploiter une folle pour servir leurs buts, cela n’y change rien. De pareilles choses devraient être portées devant les tribunaux. Les gens qui font cela sont dangereux pour la société, et ce qu’il font n’est rien moins qu’un véritable crime. »

Navalny Propagande russe


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