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Le plan de partition de l’Ukraine  
 
By PanDoktor Posted in L'Ukraine en danger! on 15 août 2017 21 min read
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En février 2015, l'un des derniers journaux de Russie (le reste n’est que perroquets accrochés au grand mât du Kremlin) avait publié un plan en 7 points majeurs vraisemblablement soumis à V. Poutine dans la première quinzaine de février 2014.

D’après Novaya Gazeta, le très-orthodoxe milliardaire Kostantyn Malofeyev aurait participé à sa rédaction. La version russe originale éditée par Andrey Lipsky est ici. Nous en publions ici une courte synthèse commentée destinée au public français.

Dans ce plan sont consignées de fort remarquables observations quant à la partition de l’Ukraine, avant même l’arrivée au pouvoir de la « junte de Kiev ». Rien de nouveau en soi, mais les détails ont leur importance et en disent long sur les complicités occidentales et ukrainiennes qui ont mené l’Ukraine là où elle se trouve un an plus tard. L’intéressé a d’ores et déjà menacé de poursuites Novaya Gazeta, sans doute à cause des fortes similitudes entre ce plan et tous les crimes qui ont été commis entre-temps.

Si l’on devait le résumer en quelques mots, il s’agit d’un plan d’agression crapuleux sous prétexte de secours. On y trouve tous les ingrédients des plans nazis en Europe centrale, référence du reste parfaitement assumée dès le préambule. Le document fait donc partir en éclat la propagande franco-russe principalement axée sur les prétendues « menaces » contre la langue, la population et les intérêts russes en Ukraine qu’aurait représenté le Maïdane. Il table au contraire sur les faiblesses de l’Ukraine, la passivité et même la complicité de l’Europe. D’où sort donc cette paranoïa ?

Le plan de partition de l’Ukraine  
I – Élections anticipées
Le clan Yanoukovitch est aux abois et a perdu le contrôle de la situation, le Maïdane échappe à l’opposition, tout est organisé par les Polonais et les Britanniques, l’Europe et les Usa accepteront le démembrement de l’Ukraine, les élites européennes et une partie des élites ukrainiennes y contribueront, l’armée adopte une position ambiguë, la désintégration de l’Ukraine aura lieu lors des élections anticipées.

Le plan débute par un simple constat politique. Dès la fin janvier 2014, le chef de l’État ukrainien s’avoue vaincu à demi-mot et accepte l’idée d’élections anticipées (fait confirmé par son porte-parole le 04 février). Le pouvoir est quoi qu’il en soit aux mains des oligarques, « lesquels contrôlent à la fois le parlement et l’opposition classique », précise le plan. L’opposition réelle, la foule du Maïdane, n’est plus soumise à cette dernière.

Toutefois Malofeev et d’éventuels co-auteurs1 imputent aux services polonais et britanniques (!) l’existence du mouvement, lesquels s’appuient, dit-il, sur la pègre. Il soupçonne Yanoukovitch de vouloir quitter le pouvoir en échange de son immunité totale2. Le plan constate en outre que le Berkoute (CRS) de Kiev est composé en majorité de russophones de l’est et de Crimée, et qu’ils ne se laisseront pas juger non plus, dans le cas où Yanoukovtch déciderait de les lâcher. L’attitude de l’armée ukrainienne, qui ne bouge pas, est jugée ambiguë par l’auteur.

La désintégration de l’Ukraine pourrait avoir lieu alors durant les troubles occasionnés par les prochaines campagnes électorales, vu la guerre civile larvée entre l’est et l’ouest du pays. Le plan insiste sur le fait que ni l’UE ni les USA ne trouveraient le fait extraordinaire et cite même le précédent munichois (!)3 Les élites européennes et une partie des élites ukrainienne consentiront même au démembrement de l’Ukraine.

  • Il est indéniable que les complicités sont nombreuses, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays, mais Malofeyev,  si c’est bien lui, se vautre dans ses certitudes d’antidémocrate russo-orthodoxe pas très éclairé. En fait, en moins de trois mois l’idée ukrainienne allait spectaculairement progresser vers l’est sans toutefois se radicaliser malgré des circonstances tout à fait dramatiques; certes, l’annexion de la Crimée et l’invasion russe provoquèrent un sursaut national, mais pas d’extrémisme destructeur. Fait très important : le plan ne parle absolument pas d’oppression ukrainienne, mais de faiblesse. En outre, la langue russe en Ukraine ne souffre aucun danger, contrairement à l’argument n°1 avancé aujourd’hui par la propagande franco-russe.
II – Kharkiv et Crimée
La politique russe en Ukraine devrait enfin être pragmatique. L’est est promoscovite, l’ouest est prokiévien. Inutile de limiter l’influence de Moscou aux partis ukrainiens de l’opposition classique, dite « du système » (Yatseniouk, Klitchko, Tyahnébok, Porochenko) dans ses relations avec la Commission européenne, la Russie doit s’impliquer dans l’intrigue géopolitique des Européens qui visent l’intégrité territoriale de l’Ukraine (!) La Crimée et Kharkiv seront les régions phares de la partition du sud et de l’est de l’Ukraine en faveur de la Russie.

Ici l’argumentation se fait strictement économique. Si la Russie risque de perdre le marché gazier d’Europe centrale et le contrôle du réseau passant par l’Ukraine (le plus important du monde) alors elle doit s’impliquer davantage dans « la crise ukrainienne ». Il en va des intérêts de Gazprom, expressément cité.

  • Très important, dans son constat, le plan décrit les actions du Maïdane comme une « guérilla urbaine », mais visant les DIRIGEANTS de l’est. Le texte ne mentionne en aucun cas l’hostilité de la Révolution vis-à-vis des POPULATIONS de l’est, contrairement à l’argument n°2 avancé aujourd’hui par la propagande franco-russe.
III – Eurorégions
La Constitution ukrainienne ne permet aucune intégration des régions de l’est et de la Crimée dans le champ juridico-étatique de la Fédération de Russie (sic). Mais les eurorégions russo-ukrainiennes existent déjà et la Russie devrait en tirer parti là ou l’électorat y est le plus favorable.

Le plan cite les articles 71 et 72 de la Constitution ukrainienne, dans lesquels il est stipulé qu’aucun changement territorial ne saurait être apporté sans la tenue d’un référendum national, et à la demande d’au moins 3 millions de citoyens en droit de voter répartis sur au moins 2/3 du territoire, et rassemblant au moins 100.000 signataires dans chaque oblaste (région). Pour contourner cet « obstacle » juridique le plan s’appuie cette fois sur les « eurorégions », qui de fait inclut dans l’est et le nord de l’Ukraine des oblastes russes et ukrainiennes. Ainsi la rép. de Crimée, et les oblastes de KHARKIV, LOUHANSK, ZAPORIJIA, MYKOLAYIV, DNIPROPETROVSK, voire d’ODESSA et KHERSON.

  • On remarquera tout d’abord qu’il manque deux importantes oblastes dans cette liste. Donetsk (car considérée comme le fief de Rinat Akhmetov, 1er oligarque d’Ukraine) et SOUMY, nationaliste depuis longtemps. Les élections de mai 2014 allaient démontrer un manque total de flair, et surtout de compréhension de la russophonie ukrainienne dans les plans du Kremlin. Car dans toutes les régions du pays, et pour la première fois depuis l’Indépendance, les partis pro-ukrainiens sortiront vainqueurs des urnes. Seul le Donbass (Donetsk, Louhansk) et la Crimée occupée ne pourront valider leur adhésion électorale à l’Ukraine.

Plus loin, le ou les auteurs continuent de parler d’élite locale, et jamais de POPULATION. D’après le plan, elles se rallieront à Moscou même à contrecœur, risquant d’être balayées par la Révolution. Toujours dans la nullité d’analyse, on pronostique une guerre civile, étant donné l’impossible consensus entre l’est et l’ouest, et on « conseille » au Kremlin de s’impliquer au plus vite dans le démembrement rapide du pays, à commencer par la Crimée et la région de Kharkiv, où existent déjà d’assez forts soutiens.

  • En fait, c’est faux. En Crimée il n’a jamais été question d’intégration russe, le parti qui prônait le rattachement à l’empire avant les événements, ne pesait pas plus de 4% au parlement local. A Kharkiv, éternelle capitale bis, les Russes voudraient bien installer un contre-gouvernement ukrainien, comme ils l’on fait en 1918, mais il ont surestimé les effets de la russification dans cette ville.
IV – Coûts et bénéfices
L’intervention de la Russie en Crimée et dans l’est coûtera très cher en termes de budget. Mais elle en aura un bénéfice économique, industriel et racial. L’industrie de l’est ukrainien avec ses technologies militaires permettra un réarmement plus rapide de la Russie (!)

Une fois de plus Malofeyev ne parle que de contreparties économiques et d’avantages matériels pour la Russie, et jamais d’avantages pour la POPULATION locale. Récupérer l’est et le sud signifie pour la Russie une démographie blanche et slave accrue, enrichie de spécialistes hautement qualifiés de l’industrie, au contraire des flux migratoires venant d’Asie centrale. En outre, laisser l’Ukraine de désintégrer permettra à la Russie non seulement de reprendre pied dans la « zone géopolitique » d’Europe centrale, mais en plus d’y peser militairement grâce à l’apport industriel ukrainien.

  • Là encore, le document ne parle absolument pas d’Otan ni de menaces militaires ou stratégiques contre la Russie, contrairement à l’argument n°3 de la propagande franco-russe.
V – Communication
Créer les événements et la communication légitimant la réaction russe et prorusse dans les régions concernées.

Pour accomplir ce glissement (drift) prorusse des régions de l’est et de la Crimée, il faudra au préalable fabriquer les événements à même d’apporter à ce processus une légitimité politique et une justification morale; monter une communication insistant sur l’aspect contraint de la réaction russe; et prendre appui sur le précédent commis par les régions de l’ouest, ayant déclaré leur souveraineté par rapport à Kiev au cours du Maïdane.

  • Ici on ne peut que savourer l’esprit tordu de ce petit génie du mal. Car créer les conditions de la séparation parce que la séparation doit arriver, voilà qui est d’une logique implacable! Il faut croire que ces événements dussent être assez graves et sanglants pour que les Ukrainiens se mettent à se faire la guerre depuis plus de trois ans maintenant, chose qu’ils n’ont jamais voulue. On notera aussi que les régions de l’Ouest n’ont jamais fait sécession ni proclamé de république, mais ont juste apporté leur soutien à la Révolution qui se déroulait à Kiev, leur capitale. Aucun rapport avec un démembrement ou un acte antinational. La sécession de l’ouest n’a jamais été d’actualité, y compris sous des gouvernements aussi peu ukrainiens à Kiev.
VI – « Fédéralisation »
contre « Guerre civile »
Le scénario et la structure des événements dans l’est de l’Ukraine doivent aller de pair, les contestataires de ces régions doivent exiger du Parlement l’assouplissement des conditions référendaires (voir point 3) et vanter les avantages du régime fédéral, comme celui de Russie, tout en accusant le Maïdane de promouvoir la guerre civile.

Mais les manifestants sous drapeau russe ne doivent pas insister sur les modifications constitutionnelles, au contraire ils doivent insister sur le fait que se sont les « séparatiste de l’ouest à la solde de l’étranger » qui menacent l’intégrité territoriale du pays. L’est doit accuser l’ouest d’obéir aux intérêts de l’UE, et qu’il ne versera pas d’impôt aux « profascistes » d’Ukraine occidentale. En outre Malofeyev insiste sur l’illusion à donner à la Communauté internationale : le caractère honnête et légitime des référendums locaux doit être le « moins douteux possible ». Il parle de webcams et de  retransmissions on line et détail qui a son importance: d’un plan exécutable en deux semaines.

Trois mots d’ordre sont à retenir en priorité: Fédéralisation, Union douanière avec la Russie pour les régions de l’est, Souverainisation progressive jusqu’à l’union complète avec la Russie. La tenue de référendums sur l’autodétermination est indispensable à Kharkiv, en Crimée et ailleurs. Ici le ou les auteurs citent les alliés de Moscou en Ukraine orientale et souhaitent qu’on les convoque à Moscou pour leur signifier les garanties offertes par la Russie (même oralement, précise-t-on). Ces alliés sont en priorité Mikhaïl Dobkine gouverneur de Kharkiv, Aksionov et Konstantinov en Crimée.

  • Le 15 février 2014, soit une semaine avant la fuite de Yanoukovitch, en Crimée Vladimir Konstantinov, président du parlement local, évoquait déjà une possible sécession. Il présentait le Maïdane comme un repaire d’assassins et de bandéro-fascistes, propagande largement diffusée dans les médias contrôlés par le pouvoir en Crimée. Au vrai, le 23 janvier les autorités locales avaient déjà lancé un mouvement contre-révolutionnaire: Stop Maidan! Le plan n’a donc rien de prémonitoire, il est écrit alors qu’il se déroule déjà en partie. En revanche il démontre bien à quel point les Russes ont sous-estimé le patriotisme des Kharkoviens. Ils pensaient s’en sortir avec quelques saboteurs, et n’y ont pas envoyé de troupes comme en Crimée ou dans le Donbass. D’où l’échec de Poutine (sans doute provisoire?) dans le nord-est de l’Ukraine.
  • En revanche là où l’armée russe fut la plus présente, le plan de « référendum en deux semaines » a bien fonctionné. Le 16 mars 2014 en Crimée environ 95 % des votants se seraient prononcés pour la Russie. Mais la communauté internationale ne s’y est pas laissée prendre. Le plan en revanche ne parle pas de ces étranges « observateurs occidentaux » invités par une encore plus mystérieuse ONG, l’EODE, présidée par Luc Michel, dirigeant du Parti communautaire national européen (PCN), mi-officine, mi-groupuscule rouge-brun. Le FN fut également représenté…
VII – « Documents conceptuels »
Surtout arranger (sic!) ces événements via des campagnes de com en Russie comme en Ukraine. Lancer dans l’espace médiatique des « documents conceptuels », sorte de manifestes supposés représenter l’opposition est/ouest dans le pays.

La participation des médias russes montrant de larges pans de l’opinion, y compris russe, favorables à l’annexion des régions est-ukrainienne est également prévue. On imagine même un slogan parlant d’un Pereyaslav 2.0!4

  • C’est sans doute la partie du plan qui a le mieux marché, bien que l’illusion ne soit que partielle. En province surtout, les médias russes ont vu d’un sale œil l’arrivée de réfugiés « ukrainiens » dans leurs régions sinistrées à tout point de vue, pour y recevoir des avantages et des équipements que les Russes locaux eux-mêmes réclamaient depuis longtemps. Voir l’article à ce propos.
  • En ce qui concerne Pereyaslav (dans la propagande russe, « Union » de l’Ukraine à la Russie en 1654) on n’osa pas reprendre le terme, mais sur le même modèle on déterra celui de Novorossia, province du sud et de l’est créée sous Catherine II et couvrant les oblastes convoitées par Poutine.
  • Les « documents conceptuels », c’était sûrement pour clore le plan par une phrase à la mode, que personne ne comprend, mais que tout le monde applaudit.

Conclusions

Une chose est certaine, la figure prétendument spirituelle de Constantin Malofeïeff est en plein décalage avec le document, montrant un homme cynique jusque dans le style et nazi aux entournures. Ni solidarité, ni soucis de la russophonie, absolument aucune ligne sur la langue, la culture, la « foi » ou l’Eglise russes qui seraient menacées par les Ukrainiens, mais uniquement expansion territoriale et domination prônée sans ambages face à la faiblesse de l’Ukraine et de l’occident en général.

Le plan de partition de l’Ukraine  
Kostantyn Malofeyev

L’auteur ou co-auteur supposé est en revanche soucieux des apparences, surtout juridiques, et voit le Droit comme un simple outil de conquête et d’accroissement de la puissance russe. Néanmoins, le mensonge et la ruse s’avèrent tout aussi indispensables. « La Russie n’intervient que parce qu’elle y est contrainte ». « Tout est le fait des Européens ». Ce sera en outre l’un des points centraux de la propagande russe répétée en France par les partis dits eurosceptiques ainsi qu’une partie de l’UMP.

Le plus ridicule réside sans doute dans le souci permanent de vendre du gaz aux meilleures conditions pour la Russie, sans oublier les avantages que cela procurerait en terme de chantage économique. Moins drôle est le constat de réalisation du plan :

  • L’organisation d’actions prorusses dans les régions russifiées d’Ukraine;
  • L’utilisation de l’outil télévisuel pour monter les communautés les unes contre les autres;
  • L’organisation de crimes mis en scènes afin de légitimer les revendications prorusses;
  • L’organisation de référendums locaux et revendications pseudo-séparatistes ;
  • La mainmise sur l’industrie militaire de pointe ukrainienne, déjà partiellement déménagée.

Pour l’instant, les pronostics du plan quant à la capacité de résistance de l’Ukraine et surtout de ces régions russophones sont heureusement faux. Le plan n’a fonctionné que dans les régions envahies militairement par la Russie. Kharkiv, première grande ville citée dans le document, a sans doute été sous-estimée par l’ennemi, mais rien ne la mettait à l’abri d’une prochaine attaque, dont l’attentat du 22 février 2015 n’avait été qu’un avertissement (4 morts lors d’une marche pacifique en faveur de l’Ukraine).

Après cet attentat allait se succéder une série d’assassinats visant des personnalités liées de près ou de loin à l’ancien régime, comme l’odieux propagandiste Olès Bouzina ou le butor du Maïdane, Oleg Kalachnikov. Il est certain que cette pseudo-terreur a pu accréditer auprès de l’opinion russe la thèse d’une « junte nationaliste » décriée à l’époque par Poutine en personne. L’essentiel est qu’elle n’a pas entraîné de panique ou de défaitisme. La situation économique de l’Ukraine, nation toujours aux mains d’oligarques apatrides, est bien plus dangereuse de ce point de vue. Certes, l’armée s’est renforcée, mais les cas d’émigration sont de plus en plus massifs.

Poutine a définitivement perdu l’Ukraine, et la « Novorossia » est enterrée 

Va-t-on assister à une démoralisation générale ? Rien n’est moins sûr. Les ressources morales du peuple ukrainien ont tenu plus longtemps que ne le prévoyait le Kremlin. Poutine a définitivement perdu l’Ukraine, et la « Novorossia » est enterrée. Au final, le plan Malofeyev s’est effondré grâce à des ressources populaires insoupçonnées. Elles ont surpris tout le monde, au premier rang desquels les Occidentaux. Car ne l’oublions pas : si le monde n’a pas reconnu l’annexion de la Crimée et a bien identifié l’agresseur de l’Ukraine, il n’a en revanche rien fait pour l’en empêcher. Ce fut, de tous les points du plan, le plus crucial et le plus réaliste. ◊

NSM


  1. Si l’un des auteurs ou l’auteur principal du document est bien lui, le journal ne citant que Malofeev pour le moment, mais supposant qu’il y en a d’autres. 
  2. Rappelons tout de même que le sang a déjà coulé et que cette possibilité est hautement improbable, y compris avant les massacres du 20 et 21 février. 
  3. 30 septembre 1938 : Les « Accords de Munich » rendent possible, au cours des prochains mois, le démembrement de la Tchécoslovaquie, entre le Reich, la Pologne, la Hongrie et la Slovaquie fascistes. En France à de rares exceptions près (Mandel, Reynaud, Kerillis ?), toute la droite est munichoise, la gauche aussi. Les accords sont ratifiés par la Chambre du Front Populaire. Les communistes votent contre parce que l’URSS n’a pas été associée aux « Accords ». 
  4. Pereyaslav : accord militaire de 1654 entre la Rive gauche de l’Ukraine (contrôlée par les indépendantistes ukrainiens) et la Moscovie. Dans les faits, cette dernière annexera le territoire en l’arrachant à la Pologne, tout en brisant les revendications politiques et culturelles de l’Ukraine pour les siècles à venir. Célébrée comme l’Union entre la Russie et l’Ukraine par la propagande russe.

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