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By PanDoktor Posted in Scythica on 1 août 2013 5 min read
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Bonnes gens! Si vous aimez poser votre regard sur la vie présente et passée d'une nation méconnue, si vous êtes amateurs d'histoire, de culture, d'actualité, ou poursuivez par ces lieux la noble quête de vos origines, PanDoktor vous convie à son bord. Des néophytes aux passionnés, tous devraient trouver dans ces pages de quoi satisfaire leur louable curiosité. 

Comme le fait souvent remarquer Pan Doktor, tout ce qui interpelle la mémoire et la conscience devrait être célébré. Peu importe par quels chemins. Ceux de PanDoktor ne sont pas les plus courts, mais personne ne s’en est jamais plaint. S’il attrape au passage une rime, un bon mot, c’est qu’il se délasse de son patient labeur. Ce blogue est donc tout sauf un traité dogmatique, un précis d’histoire, une réplique wikipédique, un catalogue de voyage et encore moins une brochurette pour minettes. Si les sites plus ou moins mercantiles (allusion aux « amis » de Poutine en France) pullulant autour du mot « Ukraine » ont rendu vos organes inférieurs prodigieusement flegmatiques, alors ne courrez plus Amis lecteurs! PanDoktor vous offre de bon cœur ses bons remèdes.

Pour ceux qui s’en souviennent, la première version de PanDoktor était apparue en 2010 sur Overblog. Elle arrivait un peu comme de sous terre, dix ans après la mise bas de Katchka, le canard ukrainien. Cette feuille hélas volatile — qui aujourd’hui aurait l’âge du millénaire si elle avait bien voulu glisser du « papier » vers le « virtuel » — avait révélé en son temps le goût et la sympathie du public pour les choses ukrainiennes. Pour preuve en à peine quelques années, Katchka était passée de la photocopieuse aux rotatives industrielles, sans autre soutien que la providence populaire. PanDoktor en fut en quelque sorte l’œuf unique arrivé sur le tard.

D’ailleurs, son histoire est assez obscure. Il naquit par lui-même, sans qu’on sache ni comment ni pourquoi; c’était en février, mois glacial et déprimant. Il y avait alors du sauvetage dans l’air, on mettait en ligne les « KatchkArchives ». Soit cinq longues années de patientes explorations qui en avaient passé cinq de plus au fond d’un tiroir fermé à clé… USB.

Puis au fil du temps Pan Doktor allait devenir un cybercarnet, forme banale qu’on donne sur la Toile à nos petites et grandes passions, avec tout ce qu’on peut y ajouter d’inutile et de contrariant. Revues et corrigées, les anciennes pages n’ont pas sombré dans un naufrage. Elles sont encore tenues au sec dans un endroit étanche protégé de mes propres débordements. Il est temps de leur donner un nouveau souffle. Non que ce soit très raisonnable, mais enfin quoi, elles me manquent.

Le grand rêve de Katchka était bien sûr de devenir un « mag »…

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La une de Katchka et pages intérieures, projet de maquette, octobre 2005

Entendre parler d’Ukraine en France… ne va pas toujours de soi. Depuis la (més)alliance entre le Knout et la Marseillaise, les Français ont perdu de vue cette nation fantôme qui avait toujours aspiré à être libre, dixit Voltaire. Et bien qu’on ne l’en eût tout à fait exclue, l’Ukraine s’est peu à peu retrouvée en marge de leur champ de vision. Après plus d’un siècle de silence enrecoupé de couches d’intox successives, son image aurait besoin d’un sérieux décapage. Notez que, si Pan Doktor est parfois corrosif, c’est uniquement pour cela.

Malheureusement la vague de sympathie orange n’est plus qu’un vague souvenir, l’Euromaïdane est oublié, la guerre elle-même n’est plus qu’un conflit parmi d’autres, et taper « Ukraine » sur internet brouille encore bien des pistes. PanDoktor n’habite peut-être qu’un irréductible village cosaque en pays gaulois, mais il l’aime passionnément. Sa devise: Ruthenorum me esse et libenter profiteor, ce qui donnerait en bon français: Ukrainien et fier de l’être (du moins avant l’éléction d’un président comique en pleine tragédie et guerre hybride russo-ukrainienne…)

Pour moi l’Ukraine a toujours été et sera toujours d’une modernité nostalgique. On a beau chercher l’exactitude historique des détails, évoquer son histoire mène toujours à des rêveries idéalisées. C’est le reproche que je pourrais faire à PanDoktor. Comme s’il ne parlait pas de l’Ukraine, mais de son double héroïque passé par toutes les étamines. Dans le même temps, que ferait-on sans cette présence spectrale? Qui pourrait, par exemple, voir le Vieux Paris d’un œil proprement historique et documentaire, sans évoquer sa valeur d’art et d’histoire? Sans ressentir de poésie? Sans pleurer ce qui a disparu?

Dans la presse française, l’Ukraine d’hier, illisible et désespérément muette, contraste avec l’Ukraine d’aujourd’hui, crûment offerte en galerie, affublée des clichés les plus plats. Les sujets qui pourraient enfin la révéler sont systématiquement enterrés. PanDoktor en déterre régulièrement, sans quoi l’ouvrage n’aurait aucun intérêt.

Katchka Scythica


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